Le 12 décembre est principalement la fête de Notre-Dame de Guadalupe, un événement marquant de l’histoire du christianisme et de l’Amérique latine.

L’histoire est celle de l’apparition de la Vierge Marie à un humble paysan aztèque converti, Juan Diego, sur la colline de Tepeyac, au Mexique, en 1531.
La leçon de la tilma : Quand Dieu choisit les petits
L’histoire en bref
En 1531, dans un Mexique dévasté par la conquête, la Vierge Marie apparaît à Juan Diego, un homme simple et modeste, dans sa langue natale. Elle lui demande de transmettre un message important à l’évêque : qu’une église soit construite en son honneur.
L’évêque, naturellement, est sceptique. Il demande une preuve.
Juan Diego, déçu, retourne voir la Vierge et lui dit : « Dame, envoie quelqu’un d’important, car moi, je ne suis rien. »
La Vierge insiste : « C’est toi précisément que je sollicite. »
Finalement, pour la preuve, la Vierge fait fleurir des roses de Castille (des fleurs qui n’auraient jamais dû pousser en plein hiver mexicain) sur la colline aride. Juan Diego les cueille dans sa cape (sa tilma) et, quand il la déplie devant l’évêque, les roses tombent et l’image miraculeuse de la Vierge de Guadalupe apparaît imprimée sur le tissu.
🌟 Réflexion pour aujourd’hui : Le pouvoir de l’humilité
Cette histoire, fêtée le 12 décembre, nous rappelle une leçon essentielle de l’Évangile :
1. « Je ne suis rien » : La peur de ne pas être assez
Comme Juan Diego, nous avons souvent le réflexe de nous dévaloriser face aux grands projets, aux responsabilités ou aux appels de Dieu (ou même simplement de la vie) :
- « Je ne suis pas assez compétent pour cette tâche. »
- « Je ne suis pas assez saint pour parler de ma foi. »
- « Je ne suis pas assez fort pour pardonner. »
Nous nous mettons des barrières en disant : « Envoie quelqu’un d’autre, quelqu’un de plus important ! » Nous croyons que seuls les « grands » et les « puissants » peuvent accomplir de grandes choses.
La réponse de la Vierge est claire : C’est précisément toi que je choisis. Dieu n’a pas besoin de nos CV brillants ; il a besoin de notre disponibilité humble.
2. La tilma : Ce que nous sommes est suffisant
Le miracle de Guadalupe ne se passe pas dans un palais, mais sur la tilma, la simple cape de tous les jours de Juan Diego, faite de fibres de cactus. C’est le vêtement le plus simple d’un paysan.
- Dans nos vies, la tilma, c’est ce que nous sommes : nos imperfections, notre métier modeste, notre quotidien, nos faiblesses.
- Dieu nous dit : Tu n’as pas besoin d’un nouveau vêtement, d’un nouveau diplôme, d’une nouvelle vie. Donne-moi ta tilma telle qu’elle est. C’est sur ce que tu es de plus simple et de plus pauvre que je vais imprimer mon message et faire naître les « roses » du miracle.
Notre humilité est le terrain fertile sur lequel Dieu aime agir.
3. L’espérance pour les marginalisés
En se manifestant à un autochtone dans sa langue et avec des symboles de sa culture (sa peau mate, ses vêtements), Notre-Dame de Guadalupe est devenue un immense signe d’espérance pour les exclus et les « petits ».
Elle nous rappelle que personne n’est trop insignifiant pour être aimé par Dieu et pour être un acteur central de son plan. Notre foi ne doit jamais être élitiste ; elle doit toujours aller chercher ceux qui sont au bord du chemin.
Le message de ce jour pour nous : Si vous sentez que vous n’êtes « rien » pour accomplir une bonne œuvre, réjouissez-vous. Vous êtes le candidat parfait pour que la grâce de Dieu agisse. Donnez votre simple « tilma » à Dieu.

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