Voir le salut dans nos jours

Saint Siméon était un vieil homme juste et pieux, qui attendait la promesse de Dieu : « que je ne verrai pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur ». AnaStpaul
Quand Marie et Joseph amenèrent Jésus au Temple, Siméon l’a pris dans ses bras et a proclamé : « Maintenant laisse ton serviteur s’en aller en paix, car mes yeux ont vu ton salut. » (Nunc Dimittis) AnaStpaul

Son expérience nous parle profondément : malgré les années, malgré l’attente, malgré les ombres, il a reconnu la lumière et la promesse en ce petit Enfant. Il n’a pas douté que Dieu tiendrait ses promesses.

Dans nos vies de 2025, combien de fois attendons-nous en silence que nos espoirs se réalisent ? Combien de fois somnolons-nous dans l’espérance, cherchant un signe, une reconnaissance, une marque que Dieu est à l’œuvre ? Siméon nous rappelle que le salut peut venir dans un moment inattendu — un visage, un mot, une rencontre.

Il nous invite à tenir ferme dans nos attentes, à ne pas perdre la capacité d’ouvrir les yeux à ce qui est invisible. À croire que nos propres « temples » intérieurs peuvent accueillir la promesse, même quand tout semble ordinaire, banal, ou sans éclat.

Siméon a reconnu le Christ dans un enfant offert au temple. Et nous ? Où pouvons-nous reconnaître le visage de la promesse aujourd’hui — dans un frère souffrant, dans un acte de bonté, dans un silence qui console, dans un cœur qui cherche ?


🕯 Méditation : Maintenant laisse, Seigneur, mon cœur s’en aller en paix

Ferme les yeux un instant.
Respire profondément, lentement.

Imagine-toi dans le Temple, debout dans la lumière tamisée.
Marie et Joseph arrivent avec un enfant. Ce n’est pas un roi imposant, mais un visage humble, doux, fragile.
Siméon s’avance, reçoit cet enfant dans ses bras, et prononce le Nunc Dimittis.

Maintenant, laisse ce petit geste se faire pour toi.
Si Dieu te présentait la promesse aujourd’hui, comment voudrais-tu la recevoir ? Avec gratitude ? Avec reconnaissance malgré les blessures ? Avec paix intérieure ?

Dans ton cœur, dis-lui :

“Seigneur, je veux reconnaître ton salut dans ce qui vient, dans ce qui ne se voit pas encore. Donne-moi les yeux pour voir, la foi pour attendre, et la paix pour accueillir.”

Reste quelques instants dans ce silence, dans cette tension douce entre l’attente et la révélation.
Puis ouvre doucement les yeux.

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