Le pouvoir contre la fragilité

Il y a quelque chose de profondément révoltant dans le monde d’aujourd’hui :
ceux qui détiennent le pouvoir économique ou politique prétendent “sauver le pays”, mais souvent, leurs décisions frappent d’abord les plus fragiles.
Ce sont toujours les mêmes qui paient : les travailleurs précaires, les chômeurs, les personnes âgées, les jeunes sans avenir, les familles modestes.
Pendant ce temps, les grandes fortunes prospèrent, les privilèges s’étendent, et les injustices se multiplient sous couvert de “réformes nécessaires”.

Les politiciens parlent d’austérité, de responsabilité, de croissance — des mots bien choisis pour enrober la douleur sociale dans un vernis technique.
Mais derrière ces mots, il y a des visages :
celui de la mère célibataire qui ne s’en sort plus,
du sans-abri qu’on déloge “pour l’image de la ville”,
de l’étudiant qui cumule les petits boulots pour payer ses études,
de l’ouvrier qu’on remercie au nom de la rentabilité.

Et pendant que la majorité serre les dents, les puissants se protègent entre eux, se félicitent dans des salons feutrés, parlant d’équilibre budgétaire comme s’il s’agissait d’une équation abstraite — oubliant qu’ils jouent avec des vies humaine

L’injustice comme système

L’injustice n’est plus un accident : elle est devenue une stratégie.
Les politiques sociales se réduisent, les filets de sécurité se déchirent, les droits se grignotent lentement.
On culpabilise les pauvres, on suspecte les chômeurs, on méprise les plus fragiles — tout en récompensant ceux qui accumulent.
Et tout cela au nom de la compétitivité, du “réalisme économique”, ou de la fameuse “modernisation”.

Mais moderniser quoi ?
Un système qui laisse des millions d’êtres humains sur le bord de la route n’est pas moderne.
C’est un retour brutal vers la loi du plus fort, un moyen âge déguisé en capitalisme intelligent

Le scandale moral du pouvoir sans conscience

Ce qui choque le plus, ce n’est pas seulement la misère — c’est l’indifférence organisée.
On détourne le regard, on anesthésie les consciences, on fait passer les victimes pour des coupables.
Quand les dirigeants n’ont plus le courage de protéger les faibles, mais trouvent toutes les excuses pour défendre les riches,
ils cessent d’être des leaders : ils deviennent des complices.

Le vrai courage politique n’est pas de plaire aux puissants, mais de risquer l’impopularité pour défendre la dignité humaine.
C’est se tenir du côté de ceux qui n’ont pas de voix.
Mais aujourd’hui, la morale publique semble inversée : plus on écrase, plus on est fort ; plus on triche, plus on est malin ; plus on ment, plus on monte.

Espoir lucide

Et pourtant…
L’histoire montre que les peuples finissent toujours par se réveiller.
La vérité finit toujours par fissurer le mensonge institutionnalisé.
Car au fond, aucun système ne peut survivre longtemps en méprisant la justice.

Chaque fois qu’un homme ou une femme refuse de se taire,
chaque fois qu’un citoyen choisit la solidarité au lieu du cynisme,
chaque fois qu’un regard s’élève contre l’injustice,
c’est un peu d’humanité qui reprend racine.

Les puissants peuvent acheter les médias, manipuler les mots, contrôler les lois.
Mais ils ne pourront jamais acheter la conscience d’un peuple éveillé.

Conclusion : le temps des consciences debout

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal,
mais par ceux qui regardent sans rien dire.
Alors, face à la lâcheté politique et à l’arrogance des riches protégés,
il ne faut plus murmurer : il faut dénoncer.
Car le silence est le plus grand allié de l’injustice.

Le jour où les faibles se lèveront ensemble,
les puissants comprendront qu’ils n’étaient forts
que parce que nous étions à genoux.

Tous à Bruxelles le 14 octobre!

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