L’Evangile

« Réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux » (Lc 10, 17-24)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    les 72 disciples que Jésus avait envoyés
revinrent tout joyeux, en disant :
« Seigneur, même les démons
nous sont soumis en ton nom. »
    Jésus leur dit :
« Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.
    Voici que je vous ai donné le pouvoir
d’écraser serpents et scorpions,
et sur toute la puissance de l’Ennemi :
absolument rien ne pourra vous nuire.
    Toutefois, ne vous réjouissez pas
parce que les esprits vous sont soumis ;
mais réjouissez-vous
parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »

    À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint,
et il dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
    Tout m’a été remis par mon Père.
Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ;
et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils
et celui à qui le Fils veut le révéler. »

    Puis il se tourna vers ses disciples
et leur dit en particulier :
« Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
    Car, je vous le déclare :
beaucoup de prophètes et de rois
ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez,
et ne l’ont pas vu,
entendre ce que vous entendez,
et ne l’ont pas entendu. »

Sa réflexion

La vraie source de notre joie

Dans ce passage, les disciples reviennent enthousiastes : ils ont vu que leur mission portait du fruit, que même les esprits mauvais leur étaient soumis. Jésus les écoute, mais il les ramène à l’essentiel : ne vous réjouissez pas tant de vos réussites visibles, mais plutôt de ce qui est invisible, de ce qui est inscrit dans le cœur de Dieu : vos noms sont écrits dans les cieux.

C’est une invitation forte pour notre époque. Aujourd’hui, nous cherchons souvent à prouver notre valeur par des réussites visibles : diplômes, carrière, réputation sur les réseaux sociaux, richesse matérielle. Mais Jésus nous rappelle que la vraie grandeur ne se mesure pas à ces critères. Elle se mesure à la qualité intérieure de notre vie, à notre capacité d’aimer, de rester fidèles, de vivre dans la vérité.

Dans un monde où l’ego se nourrit de « likes » et d’approbations extérieures, cette parole est libératrice : ma valeur ne dépend pas de ce que j’ai ou de ce que je fais, mais de l’amour dans lequel je suis enraciné.


🌿 Méditation : Choisir la joie profonde

Prenons un instant d’intériorité.

  • Quels sont les signes extérieurs de réussite sur lesquels je m’appuie pour me rassurer ?
  • Est-ce que je laisse ces réussites — ou parfois ces échecs — dicter ma joie ?
  • Est-ce que je crois vraiment que ma valeur est déjà inscrite en Dieu, que je suis aimé tel que je suis, avant toute performance ?

La joie des disciples était belle, mais passagère. Jésus invite à une joie plus profonde, qui ne s’éteint pas quand les choses vont mal : la joie d’être relié à Dieu, d’être aimé sans condition, d’avoir une place unique dans ce monde.

Dans la vie actuelle, cela peut se traduire par :

  • cesser de se comparer aux autres,
  • accueillir ses limites sans se juger,
  • retrouver de la gratitude dans les petites choses du quotidien,
  • choisir de servir et d’aimer, même si cela ne se voit pas.

Alors, comme Jésus qui exulte dans l’Esprit, nous pouvons aussi goûter à cette joie simple et intérieure, qui n’a pas besoin de preuves pour exister.

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