Dans l’Évangile, tout le monde admire Jésus pour ce qu’il fait. Ses paroles, ses guérisons, sa présence touchent les foules. Mais au lieu de profiter de cette gloire, Jésus dit à ses disciples : « Le Fils de l’homme sera livré aux mains des hommes. »
C’est comme s’il disait : « Ne vous trompez pas. L’amour que je porte ne s’arrêtera pas au succès. Il ira jusqu’à la souffrance et à la croix. »

Les disciples ne comprennent pas. Et nous non plus, parfois. Parce que nous aimons être reconnus, appréciés, mis en avant. Nous voulons montrer une belle image de nous-mêmes, sur les réseaux, au travail, dans nos familles. Mais dès qu’arrivent les critiques, l’échec ou l’incompréhension, nous sommes vite découragés.

Jésus, lui, nous montre un autre chemin. Il n’a pas cherché les applaudissements : il a choisi d’aimer jusqu’au bout, même quand ça coûtait cher. Son amour n’était pas une façade, mais une fidélité profonde.

Aujourd’hui, il nous invite à faire pareil. Aimer, ce n’est pas seulement quand tout va bien. C’est aussi :

  • soutenir un ami quand il traverse une galère,
  • continuer à croire en quelqu’un qui a déçu,
  • choisir le pardon au lieu de la rancune,
  • donner un peu de son temps même quand on est fatigué.

Ce n’est pas facile. Mais c’est là que l’amour devient vrai. Et c’est là que la vie prend un sens profond.

Dans un monde qui cherche à briller et à montrer des réussites, Jésus nous rappelle que la vraie victoire se trouve dans le don de soi, parfois dans l’ombre, sans reconnaissance.

Aimer, même quand c’est dur, c’est participer à la victoire de Dieu dans le monde.

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