
Il était une fois un arbre au milieu d’une grande clairière.
Il était beau, fort, majestueux, mais il avait un défaut : il était toujours pressé de pousser plus haut, d’étendre ses branches, de montrer qu’il était le plus grand de la forêt.
Chaque jour, il tendait ses feuilles vers le ciel et disait :
— “Regardez-moi, je vais toucher les nuages !”
Les oiseaux venaient se poser sur ses branches, mais il n’écoutait pas leurs chants. Les enfants s’abritaient sous son ombre, mais il ne remarquait pas leurs rires. Les animaux se reposaient à son pied, mais il ne prêtait aucune attention à leur présence.
Un jour, une tempête violente s’abattit sur la forêt. Le vent souffla si fort que l’arbre, malgré sa grandeur, sentit ses branches craquer. Pris de peur, il comprit qu’il avait beau être grand, il se sentait seul et fragile.
Quand la tempête s’apaisa, un petit oiseau vint se poser sur une branche brisée.
— “Pourquoi as-tu peur, toi qui es si grand ?” demanda-t-il.
L’arbre soupira :
— “Parce que je me rends compte que je suis vide à l’intérieur… j’ai grandi, mais je n’ai jamais appris à écouter.”
Alors, à partir de ce jour, l’arbre changea.
Il prêta attention aux chants des oiseaux, aux rires des enfants, aux pas légers des animaux. Plus il écoutait, plus il se sentait habité de vie et de joie. Ses branches devenaient un refuge, ses racines une force partagée.
Et l’arbre comprit une grande vérité :
ce n’est pas en cherchant à grandir pour soi qu’on devient solide, mais en s’ouvrant aux autres.
Morale :
Celui qui ne vit que pour grandir reste fragile ; celui qui s’ouvre aux autres devient vraiment fort.

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