Être disponible, c’est d’abord un état intérieur : savoir ouvrir son cœur, son temps et son énergie à Dieu et aux autres. C’est accepter de ne pas tout maîtriser, de ne pas enfermer sa vie dans un agenda rigide, mais de laisser de la place à l’inattendu, à la rencontre, à l’appel. Jésus lui-même s’est toujours montré disponible : il s’arrêtait devant l’aveugle qui criait, il s’attardait avec les pécheurs, il se laissait toucher par les malades.

Mais la disponibilité a aussi ses limites. On ne peut pas répondre à toutes les demandes, sinon on s’épuise et l’on s’oublie soi-même. Être chrétien ne signifie pas dire “oui” à tout, mais discerner là où Dieu m’appelle vraiment. La vraie disponibilité n’est pas une servitude, mais une liberté donnée par amour.
Ses richesses sont immenses : une personne disponible attire la confiance, crée du lien, apporte paix et réconfort. En se rendant présent à l’autre, elle découvre que donner du temps, c’est donner de soi — et c’est là que naît une joie profonde.
Bien sûr, être disponible demande parfois de se dépasser : quitter son confort, interrompre ses projets, accepter d’être dérangé. Mais c’est souvent dans ces moments que nous expérimentons le plus fort la présence de Dieu : “Ce que vous avez fait au plus petit d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait” (Mt 25,40).
Finalement, la disponibilité ouvre un chemin vers le bonheur véritable : celui de se savoir utile, relié aux autres, et d’expérimenter que la vie est plus belle quand elle se partage. En accueillant ce que Dieu place sur notre route, nous découvrons que notre cœur s’élargit et devient plus vivant.

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