Nous sommes tous, à un moment ou un autre, saisis par cette sensation : la vie nous dépasse. Comme un fleuve puissant, elle nous emporte, nous bouscule, nous confronte à des événements que nous n’avons ni choisis ni maîtrisés. Les naissances et les morts, les maladies, les bouleversements professionnels, les rencontres inattendues… Tout cela échappe à notre contrôle, et nous laisse souvent avec un sentiment d’impuissance.

Le piège est de vouloir lutter contre ce courant. Nous passons une énergie folle à tenter de tout planifier, de tout maîtriser, de tout sécuriser. Nous érigeons des barrages contre l’imprévu et l’incertain, mais la vie, avec sa force tranquille, finit toujours par les contourner. Cette lutte stérile est la source de bien des angoisses et des frustrations.


Le Courage de « Vivre » la Vie

L’idée n’est pas de subir, mais d’apprendre à vivre la vie, même quand elle nous dépasse. C’est un changement de perspective radical. Au lieu de voir le fleuve comme un ennemi, nous pouvons l’accepter comme une réalité. Et dans cette acceptation, nous trouvons une force insoupçonnée.

  • Reconnaître notre vulnérabilité : Admettre que nous ne sommes pas tout-puissants est le premier pas vers la liberté. C’est en embrassant notre vulnérabilité que nous pouvons nous ouvrir à l’aide des autres et à la beauté de l’instant présent.
  • Cultiver la pleine conscience : Même au milieu des turbulences, nous pouvons choisir de ne pas nous laisser emporter par le bruit et l’agitation. La pleine conscience nous apprend à nous ancrer dans l’instant, à ressentir la texture de l’air, la chaleur du soleil, le goût d’un repas, malgré le chaos environnant.
  • Tisser du sens : La vie ne nous donne pas un mode d’emploi, mais elle nous offre une matière première. C’est à nous de donner du sens à ce qui nous arrive. Un échec peut devenir une leçon, une perte peut nous ouvrir à une nouvelle relation, une épreuve peut révéler une force intérieure insoupçonnée. Le sens n’est pas trouvé, il est créé.

Vivre la vie, c’est comme apprendre à nager avec le courant au lieu de s’y opposer. C’est savoir que nous ne pouvons pas contrôler les vagues, mais que nous pouvons apprendre à danser avec elles. C’est une invitation à la humilité, à la gratitude et à un courage qui ne se trouve pas dans la force, mais dans la douceur de l’acceptation.

C’est dans cette acceptation que nous découvrons que même si la vie nous dépasse, elle ne nous détruit pas. Au contraire, elle nous façonne, nous affine et nous conduit vers un épanouissement plus profond que celui que nous aurions pu nous-mêmes imaginer.

Laisser un commentaire