(22 ème dimanche ordinaire année C)
L’Evangile
« Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-14)

Alléluia. Alléluia.
Prenez sur vous mon joug, dit le Seigneur ;
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur.
Alléluia. (cf. Mt 11, 29ab)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Un jour de sabbat,
Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens
pour y prendre son repas,
et ces derniers l’observaient.
Jésus dit une parabole aux invités
lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places,
et il leur dit :
« Quand quelqu’un t’invite à des noces,
ne va pas t’installer à la première place,
de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.
Alors, celui qui vous a invités, toi et lui,
viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’ ;
et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.
Au contraire, quand tu es invité,
va te mettre à la dernière place.
Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira :
‘Mon ami, avance plus haut’,
et ce sera pour toi un honneur
aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
En effet, quiconque s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »
Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité :
« Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner,
n’invite pas tes amis, ni tes frères,
ni tes parents, ni de riches voisins ;
sinon, eux aussi te rendraient l’invitation
et ce serait pour toi un don en retour.
Au contraire, quand tu donnes une réception,
invite des pauvres, des estropiés,
des boiteux, des aveugles ;
heureux seras-tu,
parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour :
cela te sera rendu à la résurrection des justes. »
Sa réflexion
En Luc 14, 1.7-14, Jésus nous parle d’humilité et de service en utilisant l’exemple d’un banquet. Il observe que les invités choisissent les meilleures places et leur donne ce conseil : « Quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. » Puis il s’adresse à celui qui invite et lui dit de ne pas convier ses amis ou ses parents, mais plutôt les pauvres, les estropiés et les aveugles, ceux qui ne pourront pas le remercier en retour.
Comment pouvons-nous appliquer cet enseignement dans notre vie de tous les jours ?
Être humble dans un monde de visibilité
L’humilité est souvent vue comme une faiblesse, mais en réalité, c’est une force. Dans notre société qui valorise l’apparence, l’influence et le succès, il est facile de se laisser prendre au jeu de la visibilité. Sur les réseaux sociaux, nous mettons en scène nos vies pour obtenir des « j’aime » et des commentaires.
Se mettre à la dernière place, c’est refuser de chercher la reconnaissance à tout prix. C’est accepter de faire quelque chose de bien sans avoir besoin de le montrer. C’est laisser la parole aux autres dans une conversation ou attribuer le mérite à son équipe plutôt qu’à soi-même. Il ne s’agit pas de se dévaloriser, mais de se libérer de la pression du regard des autres pour se concentrer sur l’essentiel.
Servir sans attendre en retour
L’invitation de Jésus à ne pas convier ceux qui peuvent nous rendre la pareille est une véritable révolution. Dans nos vies, nous avons tendance à entretenir des relations basées sur l’échange : je te rends service pour que tu me le rendes un jour. C’est le principe du donnant-donnant, que ce soit dans nos cercles sociaux ou professionnels.
Inviter les pauvres, les estropiés et les aveugles, c’est s’ouvrir à ceux qui ne peuvent pas nous remercier de la même façon. Cela peut signifier :
- Rendre service à un voisin qui n’a pas les moyens de nous inviter en retour.
- Offrir de son temps à une association.
- Aider un collègue qui a des difficultés sans espérer de promotion en échange.
- Être à l’écoute d’une personne isolée, simplement pour la réconforter.
En agissant ainsi, nous recevons une autre forme de récompense : la joie de donner, le sentiment d’avoir été utile, et une richesse intérieure qui ne dépend pas des applaudissements des autres.
Comment l’appliqueriez-vous personnellement dans votre vie ? Pensez à une situation où vous avez mis en pratique l’humilité ou le service désintéressé. Qu’avez-vous ressenti ?

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