On parle souvent de la foi comme d’une force intérieure, d’une lumière qui nous guide. C’est vrai, mais la foi n’est pas faite pour rester statique. Elle est faite pour se vivre, pour se mouvoir, pour s’incarner dans nos vies de tous les jours. Penser à la foi, ce n’est pas seulement croire, c’est aussi agir.

Et pourtant, l’action est souvent notre plus grand défi. On a des projets, des envies, des convictions profondes, mais on reste là, les mains dans les poches. Pourquoi ? Par peur. La peur d’échouer, de ne pas être à la hauteur, de décevoir, d’être jugé. C’est une peur qui nous paralyse, qui nous retient au port alors que nous devrions être au large.
L’Évangile de l’action ✝️
Regardons la vie de Jésus. Ce n’est pas une vie de contemplation immobile. C’est une vie d’action constante. Il ne se contente pas de prêcher, il agit : il guérit les malades, il nourrit les foules, il parle avec les exclus. Il nous montre que la foi est un verbe. Il nous enseigne l’amour non pas comme une idée, mais comme une action : « Aimez-vous les uns les autres » (Jn 13, 34). C’est un ordre, une invitation à faire.
La parabole des talents, où les serviteurs qui agissent sont récompensés, est un autre exemple puissant. Le serviteur qui a peur et qui cache son talent n’est pas puni parce qu’il a perdu de l’argent, mais parce qu’il n’a rien fait. Il est resté immobile. Il a laissé sa peur le dominer. Cette parabole n’est pas une histoire sur l’argent, c’est une histoire sur la vie. Et la vie est faite pour être vécue, pour être transformée.
Oser le premier pas 👣
Dans nos vies quotidiennes, cela se traduit de mille façons. C’est le courage de dire « pardon » après une dispute, de tendre la main à un voisin qui semble seul, de s’engager dans une cause qui nous tient à cœur. Ce sont ces petits pas qui font une différence.
Souvent, on attend que toutes les conditions soient parfaites pour agir. On veut être sûr de ne pas se tromper, d’avoir un plan infaillible. Mais la vie n’est pas une science exacte. Le premier pas n’est pas toujours parfait. Il y aura des erreurs, des moments de doute, des échecs. Et c’est là que notre foi est vraiment testée.
La foi nous invite à lâcher prise sur la perfection et à embrasser l’humilité. L’échec n’est pas la fin. Il est une occasion d’apprendre, de grandir, et de faire mieux la prochaine fois. L’apôtre Paul nous le dit : « Je puis tout en celui qui me fortifie » (Ph 4, 13). Cette force ne nous est pas donnée pour rester assis, mais pour nous lever, pour essayer, pour tomber, et pour nous relever encore.
Alors, aujourd’hui, quelle est la peur qui vous empêche d’agir ? Quelle est la petite chose que vous pourriez faire pour la surmonter ? Peut-être est-ce le moment d’arrêter de planifier et de commencer à faire. La foi ne demande pas que nous soyons parfaits, elle demande que nous soyons présents, que nous soyons actifs, et que nous ayons le courage d’agir, même quand nous avons peur. Car c’est dans l’action que notre foi prend vie.

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