L’Évangile de la décapitation de Jean-Baptiste (Mc 6, 17-29) nous offre un miroir brutal de la haine, incarnée par Hérodiade. Elle ne veut pas de l’or, ni du pouvoir, mais la tête de l’homme qui a osé dénoncer son péché. Cette soif de vengeance est un poison qui la consume et la conduit à un acte de cruauté extrême.

Nous aussi, dans notre quotidien, nous pouvons être tentés de laisser la haine s’installer dans notre cœur. C’est ce sentiment qui nous fait revivre inlassablement une injustice passée, qui nous fait ruminer un mot blessant, une trahison. La haine nous emprisonne dans le passé, elle nous rend esclaves de nos propres émotions négatives, nous empêchant d’avancer. Elle nous coupe de la joie, de la paix et des autres. Elle se nourrit de notre ressentiment, et plus nous la nourrissons, plus elle grandit, menaçant de détruire non seulement nos relations, mais aussi notre propre âme.


Le pardon, cette clé qui nous libère 🔑

Face au pouvoir destructeur de la haine, le Christ nous propose une autre voie : celle du pardon. Le pardon n’est pas un signe de faiblesse, c’est l’acte le plus courageux qui soit. C’est un choix, une décision de ne pas laisser la haine définir notre vie. Pardonner, ce n’est pas excuser l’acte, c’est renoncer à la vengeance. C’est dire : « Tu m’as fait du mal, mais je ne te rendrai pas le mal pour le mal. Je choisis de me libérer de cette prison intérieure. »

Le pardon est un processus de renaissance. Il nous permet de lâcher prise, de nous défaire de ce fardeau lourd à porter. En pardonnant, nous ne changeons pas le passé, mais nous transformons notre futur. Nous nous ouvrons à la paix, à la miséricorde, et à la possibilité d’une nouvelle vie. Le pardon est une porte de sortie de la haine, une invitation à la liberté.


Une révolution du cœur ❤️

Pardonner n’est pas facile. C’est une véritable révolution du cœur. C’est un combat spirituel constant, un chemin sur lequel nous trébuchons parfois. Mais la grâce du Christ nous donne la force de le faire. Il nous rappelle que si nous voulons être pardonnés, nous devons aussi pardonner. Dans le Notre Père, nous prions : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. »

En fin de compte, la haine et le pardon sont deux voies qui s’offrent à nous. L’une mène à la destruction, l’autre à la vie. Laquelle choisissons-nous de suivre aujourd’hui ?

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