« Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » Cette phrase de Jésus, qui conclut la parabole des invités aux noces (Matthieu 22, 1-14), peut sembler dure. Elle donne l’impression d’un Dieu qui fait une sélection arbitraire, ne gardant qu’un petit nombre pour son Royaume. Pourtant, en y regardant de plus près, on comprend que ce n’est pas Dieu qui choisit, mais que c’est nous qui faisons un choix.

Le « beaucoup sont appelés » : l’invitation universelle
Chaque jour, nous recevons des invitations de Dieu. L’appel à la foi, c’est l’appel à une vie pleine de sens, d’amour et de paix. Il ne se limite pas aux grands moments de notre existence. Il est présent dans les petites choses du quotidien :
- L’appel à la patience quand nous sommes coincés dans les embouteillages.
- L’appel au pardon quand un ami nous blesse.
- L’appel à l’amour quand nous rencontrons une personne dans le besoin.
- L’appel à l’émerveillement devant la beauté de la nature ou le sourire d’un enfant.
Dieu nous appelle constamment à le laisser entrer dans notre vie, à faire de la place pour Lui au milieu de nos préoccupations. Comme les premiers invités de la parabole, nous sommes souvent trop occupés par nos « champs » et nos « commerces », trop absorbés par nos listes de choses à faire pour entendre cette voix. L’appel est universel et constant, il suffit d’y prêter attention.
Le « peu sont élus » : la réponse personnelle
Le mot « élu » ne signifie pas que Dieu choisit certains d’entre nous pour les favoriser. C’est le résultat d’une réponse personnelle à son appel. Les « élus » sont ceux qui ont choisi d’accepter l’invitation, de se préparer pour la fête et de vivre selon les valeurs du Royaume.
Dans notre vie de tous les jours, cela se traduit par des choix concrets :
- Choisir de prendre du temps pour la prière, même quelques minutes, malgré un emploi du temps chargé.
- Choisir de servir les autres au lieu de toujours penser à soi.
- Choisir la vérité et l’honnêteté même si le mensonge serait plus facile.
- Choisir de vivre dans la gratitude plutôt que de se plaindre de ce qui nous manque.
L’élection n’est pas une question de mérite, mais de disponibilité. C’est un choix libre de notre part de revêtir le « vêtement de noces » : notre cœur converti, notre volonté de suivre le Christ. Cet habit, c’est notre désir de participer pleinement au festin du Royaume.
Un chemin de responsabilité
Cette phrase de Jésus n’est pas un message de fatalité, mais un appel à la responsabilité. Nous sommes tous appelés à la joie du Royaume de Dieu, mais il nous revient de répondre à cet appel avec détermination.
L’élection n’est pas une destination mais un chemin. Il s’agit de cultiver notre relation avec Dieu chaque jour, d’ouvrir nos cœurs pour le laisser nous transformer, et de faire des choix qui reflètent notre désir de vivre en sa présence.

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