Il était une fois, dans un pays lointain, un jeune homme du nom de Léo. Léo vivait dans une petite maison au pied d’une montagne. Un jour, un vieil homme sage lui rendit visite et lui tendit une carte. « Cette carte mène au chemin du bonheur », lui dit-il. « Mais il te faudra choisir ta route. »

La carte de Léo était un labyrinthe sans fin, avec des centaines de portes qui menaient à des chemins différents. Chaque porte portait un nom qui promettait un avenir radieux : « la porte de la richesse », « la porte de la gloire », « la porte de la sagesse », « la porte de l’amour ».
Léo, anxieux, passa ses journées et ses nuits devant ces portes, essayant de trouver la « bonne » décision. Il avait peur de se tromper, de choisir une porte qui le mènerait au malheur. Il passait tellement de temps à réfléchir qu’il ne se rendait pas compte que les jours et les années passaient. Il avait l’impression d’être prisonnier de ce labyrinthe.
Un jour, fatigué de ne pas avancer, il se résolut à prendre une décision. Il se dit : « Peu importe la porte que je choisirai, l’important, c’est de me mettre en route. » Il ouvrit une porte au hasard et se mit à marcher. Au début, le chemin était difficile, plein d’obstacles et d’épreuves. Il regrettait son choix, se disant qu’il aurait dû prendre une autre porte. Mais il continua d’avancer.
Au fur et à mesure qu’il avançait, il se rendait compte que le chemin n’était pas figé. Chaque pas qu’il faisait le transformait. Il apprenait à être patient, à être courageux, à être résilient. Il rencontra des gens, certains qui le soutenaient, d’autres qui le mettaient au défi.
À la fin de son voyage, il ne se retrouva pas dans un lieu magique où tout était parfait. Il se retrouva dans une simple clairière, où il s’aperçut qu’il était devenu l’homme qu’il était destiné à être. Il avait trouvé la paix et le bonheur, non pas dans le choix de la « bonne » porte, mais dans le voyage lui-même, dans les défis qu’il avait surmontés et les leçons qu’il avait apprises.
Il comprit alors que le bonheur ne se trouvait pas au bout d’un chemin, mais à chaque pas que l’on fait.
Réflexion
Ce conte nous rappelle que notre vie n’est pas une course à la « bonne » décision, mais un voyage plein de choix, d’épreuves et de découvertes. L’important n’est pas de ne jamais se tromper, mais de se lever et d’avancer, même si l’on a peur.

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