Le feu de la foi
Mes frères et sœurs, chers amis,
L’Évangile de ce dimanche peut nous surprendre. Jésus nous parle de feu, de division, de conflit. Loin de l’image paisible du « doux agneau de Dieu », il nous dit : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » et « Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division. »
Ces paroles peuvent nous déstabiliser. Mais Jésus ne parle pas d’une guerre au sens propre, d’une violence physique. Il nous parle d’un feu intérieur, d’un feu de la passion pour la justice, pour l’amour, pour la vérité. Ce feu, c’est la foi qui brûle en nous. C’est elle qui nous pousse à nous lever, à agir, à ne pas nous contenter du statu quo. Elle nous incite à remettre en question nos habitudes, nos conforts, nos certitudes.
Une foi qui dérange
Aujourd’hui, il est facile de vivre une foi « tranquille », une foi qui ne dérange personne, qui se limite à quelques rites et à de bonnes intentions. Mais le feu de l’Évangile est tout autre. Il nous pousse à faire des choix courageux, à prendre position, à nous engager.
- Dans nos familles, le feu de la foi peut nous amener à dire « non » à une injustice, à défendre un plus faible, même si cela crée des tensions.
- Dans notre travail, il peut nous pousser à être plus honnêtes, plus solidaires, même si cela va à l’encontre de nos intérêts personnels.
- Dans notre société, il peut nous inciter à nous engager pour la justice sociale, à nous soucier des exclus, à dénoncer ce qui est inacceptable, même si cela nous rend impopulaires.
Oui, la foi peut créer des divisions. Non pas par haine, mais parce qu’elle nous place devant un choix radical : celui d’aimer et de servir le Christ, ou de suivre la voie de la facilité.
Un choix de vie
L’Évangile nous invite à un choix de vie. Le feu que Jésus veut allumer, c’est celui de notre cœur. Est-ce que notre foi est une petite flamme qui vacille, ou un feu ardent qui éclaire et réchauffe le monde ? Sommes-nous prêts à nous laisser transformer par ce feu, à accepter qu’il nous brûle, qu’il nous consume pour le bien des autres ?
Laissons le feu de l’Évangile brûler en nous. Il ne s’agit pas de juger les autres, mais de nous interroger sur notre propre engagement. Que notre foi ne soit pas un oreiller sur lequel nous nous endormons, mais une braise qui nous pousse à nous lever et à agir, à la suite du Christ, pour un monde plus juste et plus fraternel.

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