Le vrai bonheur, ce n’est pas ce que l’on croit !

Chers frères et sœurs,
Aujourd’hui, nous célébrons la fête de l’Assomption. On fête Marie qui est élevée au ciel, corps et âme. C’est une fête qui peut paraître lointaine, déconnectée de notre vie quotidienne. On se dit : « C’est beau, mais qu’est-ce que ça change pour moi ? »
Pourtant, la Parole de Dieu de ce jour, tirée de l’Évangile de Luc, nous ramène directement à nos réalités.
Ce n’est pas le « show » qui compte
Tandis que Jésus parlait, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la femme qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! »
Cette femme, comme beaucoup d’entre nous, est émerveillée par Jésus. Elle voit sa force, ses miracles, et elle pense que le bonheur ultime, c’est d’être lié à lui de manière spectaculaire. C’est un peu comme si elle disait : « Marie, c’est la star, la maman du Messie, elle a de la chance ! » Elle met en avant le côté exceptionnel, le côté « show » de la vie de Marie.
Dans notre monde actuel, on est souvent tentés par la même chose. On cherche le bonheur dans l’extraordinaire : le voyage de rêve, le succès fulgurant, la maison parfaite. On pense que la vie des « stars », des « influenceurs » est plus heureuse que la nôtre. On court après un bonheur qui brille, qui se voit, qui se partage sur les réseaux sociaux.
Le vrai bonheur, c’est l’écoute
Mais Jésus recentre le débat. Il ne dit pas : « Oui, ma mère est une star. » Il répond :
« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »
Jésus déplace le projecteur. Il nous dit que le vrai bonheur, le bonheur durable, ne se trouve pas dans les honneurs ou les privilèges, mais dans une attitude du cœur : écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique.
Marie n’est pas heureuse parce qu’elle a porté Jésus dans son ventre, mais parce qu’elle l’a d’abord porté dans son cœur. Elle a dit « oui » à l’ange, elle a accepté la volonté de Dieu, même quand c’était déroutant et difficile. Sa sainteté n’est pas venue de son statut de mère de Dieu, mais de son humble et constante écoute.
L’Assomption, c’est la fête de ce bonheur-là. Le bonheur de Marie est le fruit de sa foi, de sa disponibilité, de son « oui » répété chaque jour. C’est le bonheur de celui qui a mis Dieu au centre de sa vie.
Et nous, aujourd’hui ?
Cette fête nous invite à nous poser la question : où cherchons-nous le bonheur ?
- Dans les apparences ?
- Dans l’extraordinaire ?
- Ou dans l’ordinaire de nos vies, dans l’écoute quotidienne de la Parole de Dieu ?
Aujourd’hui, Marie nous montre le chemin. Le chemin de la sainteté accessible, fait de petits « oui » quotidiens, d’écoute attentive et de confiance. Alors, que la fête de l’Assomption soit pour nous l’occasion de nous rappeler que le bonheur ne se trouve pas à des milliers de kilomètres, mais dans l’intimité de notre cœur.

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