Dans la vallée de Sereine, vivait un jeune homme du nom de Léo. Léo avait une passion, celle de collectionner les étoiles filantes qu’il attrapait avec un filet en soie. Il les gardait dans des bocaux en verre, et elles scintillaient dans sa maison comme des lucioles magiques. Léo était solitaire. Il pensait que les amis étaient une complication inutile. « Les amitiés, c’est comme des ombres, ça part et ça vient, » disait-il en souriant.

Il avait deux voisins, une vieille dame, Madame Éliane, qui passait ses journées à tricoter des histoires avec son fil de laine, et un jeune garçon, Tom, qui ne cessait de construire des cerfs-volants. Léo ne leur prêtait pas attention. Il était trop occupé à polir ses étoiles et à ignorer les invitations.
Un soir d’orage, le vent s’est levé avec une force inouïe. Il a frappé la maison de Léo, renversant l’étagère où étaient posés ses précieux bocaux. Toutes les étoiles filantes, sa plus grande fierté, se sont éteintes, laissant des éclats de lumière froide au sol. Le cœur de Léo s’est serré. Il a tenté de les rallumer, mais rien n’y faisait. Il s’est retrouvé au milieu du noir, sa maison autrefois lumineuse, n’étant plus qu’une caverne sombre.
Il a pleuré toutes les larmes de son corps, se sentant seul et désespéré. C’est à ce moment-là qu’il a entendu un léger coup à la porte. C’était Madame Éliane. En voyant les éclats de lumière éteints, elle a compris. Sans un mot, elle s’est assise et a commencé à tricoter une histoire, une histoire de constellations et de courage, qui a réchauffé le cœur de Léo.
Puis, la porte s’est à nouveau ouverte. C’était Tom. Il tenait dans ses mains un de ses cerfs-volants. « J’ai une idée ! » a-t-il dit. Il a attaché les éclats d’étoiles au cerf-volant et l’a laissé s’envoler. Au fur et à mesure que le cerf-volant prenait de la hauteur, la lumière froide a commencé à briller à nouveau, et un halo de lumière a illuminé la maison.
Léo s’est rendu compte que le vrai trésor n’était pas dans les étoiles, mais dans la lumière que ses voisins avaient apportée. Il a compris que l’amitié n’était pas une ombre, mais une force qui illuminait les moments sombres. Il a passé le reste de la soirée avec Madame Éliane et Tom, à écouter des histoires tricotées et à regarder la lumière de l’amitié briller dans le ciel de sa maison. Et ce jour-là, pour la première fois, les ombres ont souri.

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