C’est une phrase qui frappe, une énigme qui nous dérange : « C’est alors que je suis mort, que je suis vivant. » Elle ne parle pas de la mort physique, mais d’une mort intérieure, d’un abandon. C’est le moment où l’on accepte de laisser mourir une partie de soi pour en laisser naître une nouvelle, plus authentique. C’est la mort de l’égo, de nos certitudes, de nos peurs, de nos vieilles habitudes qui nous retiennent.

Quel sens pour ma vie d’aujourd’hui ?
Au quotidien, cette phrase prend un sens très concret. C’est la mort de :
- L’image que l’on se fait de soi : ce rôle que l’on joue pour les autres, cette façade que l’on entretient pour se sentir accepté.
- Nos attentes irréalistes : l’idée que tout doit être parfait, que la vie ne doit pas avoir d’épreuves.
- Nos rancœurs et nos regrets : ces poids du passé qui nous empêchent d’avancer.
- Le besoin de toujours avoir raison : cette lutte constante pour imposer notre point de vue, qui nous coupe des autres.
Quand nous acceptons de faire mourir ces parties de nous-mêmes, nous faisons de la place pour une nouvelle vie, plus libre et plus riche. C’est alors que nous commençons à vivre réellement.
Quelle espérance ?
L’espérance est immense. C’est l’idée que de chaque renoncement peut naître une renaissance. L’espoir, c’est de savoir que la vie n’est pas figée, qu’il est toujours possible de changer, de se transformer, de devenir une meilleure version de soi-même. C’est croire que la douleur de la mort intérieure n’est pas une fin, mais le prix à payer pour une plus grande joie, une paix profonde, et des relations plus authentiques.
Difficultés et richesses
Cette transformation n’est pas sans difficultés. Mourir à soi-même est un acte de courage, car c’est accepter de se sentir vulnérable, de se remettre en question, de lâcher prise sur ce qui nous sécurisait, même si c’était illusoire. C’est un chemin qui demande de l’humilité et de l’honnêteté.
Mais les richesses sont à la hauteur du défi :
- Une liberté profonde : la liberté de ne plus se soucier du regard des autres.
- Une paix intérieure : celle qui vient quand on cesse de se battre contre soi-même et contre la réalité.
- Des relations plus vraies : celles qui ne sont plus basées sur le paraître, mais sur l’authenticité.
- Une joie sincère : celle qui ne dépend pas des circonstances extérieures, mais qui naît de l’intérieur.
Et moi ?
Pour moi, cette phrase est un appel à l’action. C’est une invitation à me demander, chaque jour : qu’est-ce que je peux laisser mourir en moi aujourd’hui pour être plus vivant demain ? Est-ce ma tendance à juger les autres ? Est-ce ma peur de l’échec ? Est-ce mon attachement à une routine qui ne me sert plus ?
Chaque petit abandon est une victoire, chaque mort intérieure est une nouvelle naissance. C’est un chemin de libération qui nous mène, paradoxalement, à une vie pleine, riche et vibrante.

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