Pour le 3 août, la figure la plus souvent mise en avant est Sainte Lydie, une figure du Nouveau Testament. Son histoire, rapportée dans les Actes des Apôtres (Ac 16, 14-15), nous offre une réflexion et une méditation profondes sur l’ouverture du cœur et l’hospitalité.


Réflexion : Un cœur ouvert pour Dieu et les autres

Lydie était une femme d’affaires, une marchande de pourpre, installée à Philippes, en Macédoine. Elle était une femme indépendante et probablement prospère, une femme de son temps. Mais plus important encore, l’Écriture nous dit qu’elle était « une femme craignant Dieu ». Son cœur était déjà préparé à la rencontre du Seigneur, même si elle n’avait pas encore entendu l’Évangile.

Lorsque Paul et ses compagnons arrivent à Philippes, ils rencontrent Lydie et d’autres femmes qui se sont rassemblées pour prier au bord de la rivière. C’est là que Paul leur annonce la Bonne Nouvelle. Le récit biblique est d’une simplicité et d’une puissance remarquables : « Le Seigneur ouvrit son cœur pour qu’elle s’attache aux paroles de Paul. »

Cette phrase est le cœur de l’histoire de Lydie. Son intelligence, son courage, sa réussite ne suffisaient pas. Il a fallu l’intervention de Dieu pour que son cœur s’ouvre, pour qu’elle puisse vraiment accueillir l’Évangile. Cette ouverture n’est pas le fruit d’une simple décision intellectuelle, mais d’une grâce. C’est Dieu qui, le premier, nous touche et nous rend capable de l’accueillir.

Une fois son cœur ouvert, Lydie ne garde pas cette grâce pour elle-même. Elle se fait baptiser, elle et toute sa famille. Et immédiatement, son ouverture à Dieu se traduit par une ouverture aux autres : elle invite Paul et ses compagnons chez elle. Son foyer devient la première « Église-maison » d’Europe. Lydie incarne une foi qui ne reste pas dans l’abstrait, mais qui se vit au quotidien, dans le partage et l’hospitalité.


Méditation : Comment ouvrir mon cœur ?

Prenez un instant pour vous, dans le silence de votre cœur. Pensez à Lydie. Elle était occupée par ses affaires, sa vie, ses responsabilités. Et pourtant, elle avait un cœur déjà tourné vers Dieu, un cœur disponible.

Aujourd’hui, nos vies sont souvent remplies de bruit et d’activités. Il est facile de laisser les préoccupations quotidiennes occuper tout l’espace de notre esprit. Nous sommes sans cesse sollicités par le travail, la famille, les médias sociaux, et mille autres choses. Où se trouve le temps et l’espace pour Dieu ?

Fermez les yeux et imaginez-vous assis au bord de la rivière, comme Lydie. Au milieu du tumulte de vos pensées, faites silence. Demandez au Seigneur, comme Paul l’a fait pour Lydie, d’ouvrir votre cœur.

  • Demandez-vous : Est-ce que mon cœur est ouvert ? Ou est-ce qu’il est fermé, occupé par mes propres projets, mes peurs, mes soucis ?
  • Réfléchissez : Qu’est-ce qui, dans ma vie, me rend sourd ou indifférent à la Parole de Dieu ? Est-ce la peur, l’orgueil, l’attachement aux biens matériels ?
  • Priez : « Seigneur, je t’en prie, ouvre mon cœur. Fais-le docile à ta voix. »

L’histoire de Lydie ne s’arrête pas à la conversion. Elle se poursuit dans l’action, dans le service. L’hospitalité de Lydie nous invite à penser à la nôtre. Comment accueillons-nous les autres, ceux qui sont différents, ceux qui sont dans le besoin ? Est-ce que notre foi se manifeste par des gestes concrets d’amour et de partage ?

Lydie nous rappelle que la conversion est un chemin, une ouverture continue. Elle nous invite à une foi qui ne se contente pas de paroles, mais qui se concrétise dans nos vies de tous les jours. Une foi qui fait de notre maison, de notre cœur, un lieu d’accueil pour Dieu et pour tous ceux qu’il met sur notre chemin.

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