L’Évangile
« Hérode envoya décapiter Jean dans la prison. Les disciples de Jean allèrent l’annoncer à Jésus » (Mt 14, 1-12)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia. (Mt 5, 10)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Hérode, qui était au pouvoir en Galilée,
apprit la renommée de Jésus
et dit à ses serviteurs :
« Celui-là, c’est Jean le Baptiste,
il est ressuscité d’entre les morts,
et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. »
Car Hérode avait fait arrêter Jean,
l’avait fait enchaîner et mettre en prison.
C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe.
En effet, Jean lui avait dit :
« Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. »
Hérode cherchait à le faire mourir,
mais il eut peur de la foule
qui le tenait pour un prophète.
Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode,
la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives,
et elle plut à Hérode.
Alors il s’engagea par serment
à lui donner ce qu’elle demanderait.
Poussée par sa mère, elle dit :
« Donne-moi ici, sur un plat,
la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut contrarié ;
mais à cause de son serment et des convives,
il commanda de la lui donner.
Il envoya décapiter Jean dans la prison.
La tête de celui-ci fut apportée sur un plat
et donnée à la jeune fille,
qui l’apporta à sa mère.
Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps,
qu’ils ensevelirent ;
puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.
Sa réflexion
La scène : Hérode Antipas, le tétrarque de Galilée, est un homme de pouvoir, mais son
pouvoir est fragile. Il est tourmenté par le souvenir de Jean-Baptiste, qu’il a fait décapiter. Sa
conscience est troublée par la rumeur selon laquelle Jésus serait Jean-Baptiste ressuscité.
Réflexion : Nous avons tous un Hérode en nous. Un côté de nous-mêmes qui craint la vérité,
qui préfère la facilité, les honneurs, et qui est prêt à faire des compromis pour ne pas avoir de
problèmes. Nous sommes comme Hérode, parfois tiraillés entre ce que nous savons être juste
et ce que les autres attendent de nous. Nous pouvons nous sentir piégés par nos propres choix,
même si nous avons le pouvoir de changer.
La scène : Le drame se déroule lors d’un banquet somptueux pour l’anniversaire d’Hérode. Sa
belle-fille, Hérodiade, danse pour lui et ses invités. Hérode, ébloui, lui promet de lui donner
tout ce qu’elle veut, même la moitié de son royaume.
Réflexion : Nous sommes souvent tentés par le paraître, par les honneurs, par la gloire. Nous
sommes comme Hérode, prêts à tout pour satisfaire les désirs de la foule, pour être aimés et
admirés. Nous sommes prêts à sacrifier la vérité pour une danse, pour un moment de gloie.
Nous promettons des choses que nous ne pouvons pas tenir, simplement pour faire bonne
figure.
La scène : La fille d’Hérodiade demande la tête de Jean-Baptiste, sur l’instigation de sa mère.
Hérode est attristé, mais il ne veut pas perdre la face devant ses invités. Il ordonne de
décapiter Jean-Baptiste dans la prison.
Réflexion : Nous sommes comme Hérode, souvent poussés par les autres, par la pression
sociale, par la peur du jugement. Nous avons du mal à dire non, à refuser de faire des choses
que nous savons être mauvaises, simplement pour ne pas décevoir les autres. Nous sommes
prêts à sacrifier des innocents pour notre propre confort, notre propre réputation.
La scène : La tête de Jean-Baptiste est apportée sur un plateau, et la jeune fille la donne à sa
mère. Les disciples de Jean-Baptiste viennent chercher son corps et l’enterrent. Ils vont
ensuite le raconter à Jésus.
Réflexion : Il y a des moments où la vérité est dure, où nous devons faire face aux
conséquences de nos actions. Mais il y a toujours une lumière, un espoir. Les disciples de
Jean-Baptiste, malgré leur douleur, honorent leur maître et le portent à sa dernière demeure.
Ils ne se cachent pas, ils ne fuient pas. Ils vont le raconter à Jésus, car ils savent que c’est le
seul qui peut les consoler et leur donner la force de continuer.
Pour conclure : L’histoire d’Hérode et de Jean-Baptiste est une histoire qui nous rappelle que
nous sommes tous des êtres humains, avec nos forces et nos faiblesses. Nous sommes tous
susceptibles de faire des erreurs, de nous laisser emporter par nos émotions, de faire des choix
que nous regrettons plus tard. Mais il y a toujours une issue, un chemin vers la rédemption, si
nous choisissons de nous tourner

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