L’Évangile

« On ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien » (Mt 13, 47-53)

Alléluia. Alléluia.
Seigneur, ouvre notre cœur
pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.
Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
    « Le royaume des Cieux est encore comparable
à un filet que l’on jette dans la mer,
et qui ramène toutes sortes de poissons.
    Quand il est plein, on le tire sur le rivage,
on s’assied,
on ramasse dans des paniers ce qui est bon,
et on rejette ce qui ne vaut rien.
    Ainsi en sera-t-il à la fin du monde :
les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
    et les jetteront dans la fournaise :
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

    « Avez-vous compris tout cela ? »
Ils lui répondent : « Oui ».
    Jésus ajouta :
« C’est pourquoi tout scribe
devenu disciple du royaume des Cieux
est comparable à un maître de maison
qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »

    Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles,
il s’éloigna de là.

Sa réflexion

Dans cet extrait de l’Évangile de Matthieu, Jésus nous raconte la parabole du filet de pêche, une image simple pour nous parler de choses profondes.

Imaginez des pêcheurs qui jettent un grand filet dans la mer. Ce filet ramasse toutes sortes de poissons : des bons et des moins bons. Quand le filet est plein, ils le tirent sur le rivage. Là, ils s’assoient et commencent à trier : ils mettent les bons poissons dans des paniers et rejettent les mauvais.

Jésus explique que ce filet, c’est comme le Royaume des Cieux. Il est jeté dans le monde, et il rassemble toutes sortes de personnes. Aujourd’hui, on côtoie toutes sortes de gens, avec leurs qualités et leurs défauts, leurs croyances et leurs doutes. On est tous dans ce « filet » de l’humanité.

Mais la parabole nous dit aussi qu’il y aura un moment, à la fin des temps, où il y aura un tri. Jésus dit que les anges viendront séparer les méchants des justes. Cela peut sembler un peu effrayant, mais ce n’est pas une menace pour nous angoisser. C’est plutôt une invitation à la réflexion.

Cette parabole nous pousse à nous poser une question simple : quelle sorte de « poisson » suis-je ? Est-ce que je cherche à vivre selon l’amour, la justice et la compassion, ou est-ce que je me laisse emporter par des choses qui ne sont pas bonnes ? Ce n’est pas une question de perfection immédiate, car personne n’est parfait. C’est une question de direction : vers quoi est-ce que je tends ma vie ?

Jésus nous encourage à être des « bons poissons », c’est-à-dire des personnes qui cherchent à faire le bien, à aimer leur prochain, à pardonner, à être humbles. C’est un travail de tous les jours, un choix que l’on fait à chaque instant.

La parabole se termine par la phrase : « C’est ainsi que tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est semblable à un propriétaire qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » Cela nous montre que la sagesse du Royaume ne rejette pas l’ancien, mais y ajoute du nouveau. C’est un peu comme si nos expériences passées et nos connaissances (l’ancien) nous préparaient à comprendre et à accueillir les nouvelles vérités et les nouveaux défis (le neuf) que la vie et la foi nous présentent.

En somme, cette parabole nous rappelle que notre vie a un sens et une orientation. Elle nous invite à vivre consciemment, en cherchant à être des artisans de paix et de bien dans le monde, car un jour, chacun de nos choix aura son importance.

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