Aujourd’hui, le 21 juillet, la Belgique célèbre sa fête nationale. C’est un jour où l’on se souvient de notre histoire, de nos racines, et de ce qui nous unit en tant que pays. Mais au-delà des défilés et des festivités, c’est aussi un moment pour réfléchir à là où nous en sommes, en tant que nation et en tant qu’individus.


Pourquoi les temps nous semblent-ils difficiles ?

Il faut être honnête : pour beaucoup, les temps que nous vivons sont loin d’être un long fleuve tranquille. On entend souvent dire que « c’était mieux avant », ou que « les choses sont devenues trop compliquées ». Et c’est vrai qu’il y a de quoi se sentir parfois un peu dépassé :

  • Économiquement, beaucoup de familles peinent à joindre les deux bouts. Le coût de la vie augmente, l’énergie est chère, et l’avenir de l’emploi peut sembler incertain. On se demande si on pourra offrir à nos enfants ce qu’on a nous-mêmes reçu, ou simplement vivre dignement.
  • Socialement, on observe des tensions. Parfois, on a l’impression que les gens s’écoutent moins, que les débats sont plus durs, et que les divisions se creusent, que ce soit entre régions, entre générations, ou même au sein des familles. Le sentiment d’isolement peut grandir.
  • Environnementalement, le dérèglement climatique est une réalité qui nous inquiète. Les inondations, les sécheresses, les vagues de chaleur nous rappellent que notre planète est fragile, et on se demande ce que nous laisserons aux générations futures.
  • Au niveau mondial, les conflits, les crises sanitaires comme celle que nous avons vécue, et l’instabilité géopolitique ajoutent à un sentiment général d’incertitude et d’impuissance. On a l’impression d’être de plus en plus connecté aux problèmes du monde.

Tout cela peut peser lourd sur le moral. On peut se sentir fatigué, découragé, voire un peu en colère. C’est une réaction tout à fait normale face à des défis aussi complexes.


Mais alors, où trouver l’espérance pour un avenir meilleur ?

C’est là que notre regard doit changer. L’espoir, ce n’est pas nier les difficultés, mais choisir de croire en la capacité de l’être humain à les surmonter. C’est un choix, une attitude intérieure, qui se construit chaque jour.

  1. En nous-mêmes : la force intérieure. Chacun de nous possède en lui des ressources insoupçonnées : la résilience, la créativité, la capacité d’aimer et de se relever. Pensons aux moments difficiles que nous avons déjà traversés, personnellement ou collectivement, et à la manière dont nous avons trouvé la force de continuer. Cette force est toujours là.
  2. Dans les autres : la solidarité et le lien. Malgré les tensions, nous voyons chaque jour des actes de solidarité, de bénévolat, d’entraide dans nos quartiers, nos associations. Des voisins qui s’entraident, des amis qui se soutiennent, des initiatives citoyennes pour améliorer la vie collective. C’est dans ces petits gestes, dans ces liens qui se tissent, que réside une immense source d’espoir. La Belgique, malgré ses diversités, a toujours montré une grande capacité à se serrer les coudes dans l’adversité.
  3. Dans la petite graine de changement : Les grandes révolutions commencent souvent par de petites actions. Un tri des déchets plus rigoureux, un achat local pour soutenir un producteur, une discussion calme pour comprendre un point de vue différent, un sourire à un inconnu. Chaque petit pas compte. Ces gestes, multipliés par des millions de personnes, créent un mouvement qui peut transformer les choses.

Les conditions de cet avenir meilleur : Faciles ou difficiles ?

Alors, construire un avenir meilleur, est-ce facile ? Non, ce n’est pas facile. Ce serait mentir de dire le contraire. Cela demande des efforts, de la persévérance, parfois des renoncements, et surtout de la patience. Les changements profonds ne se font pas du jour au lendemain.

Mais est-ce impossible ? Absolument pas. C’est à la portée de chacun de nous, à condition de le vouloir et d’agir, même à notre petite échelle.


Moi, tout simplement ?

Oui, moi, tout simplement. Votre contribution, même si elle vous semble minime, a de l’importance. C’est la somme de toutes les « moi, tout simplement » qui crée un « nous, tous ensemble » capable de déplacer des montagnes.

En cette fête nationale, au lieu de nous laisser abattre par les difficultés, choisissons de nous souvenir de notre force collective et individuelle. Regardons autour de nous les gestes d’humanité, les initiatives positives, et trouvons-y l’inspiration.

L’avenir n’est pas écrit ; il se construit, jour après jour, par nos choix, nos actions, notre capacité à croire en la lumière même quand l’ombre est présente. C’est cela, l’espérance active. Et la Belgique, riche de son histoire et de sa diversité, a toutes les cartes en main pour écrire un nouveau chapitre, plein de cette espérance.

Que pouvons-nous faire, chacun à notre échelle, pour semer cette graine d’espoir aujourd’hui ?

Bonne fête à toutes et tous!

Pascal.

Laisser un commentaire