Quand on pense au 4 juillet, la première chose qui vient à l’esprit de beaucoup, surtout en Amérique du Nord, c’est la fête de l’Indépendance des États-Unis, avec ses feux d’artifice et ses célébrations. Mais pour les chrétiens, cette date est aussi l’occasion de se souvenir d’une figure inspirante : le bienheureux Pier Giorgio Frassati, dont la mémoire liturgique est célébrée ce jour-là.

Qui était Pier Giorgio Frassati ?
Né à Turin, en Italie, en 1901, Pier Giorgio était issu d’une famille aisée et influente. Son père était le fondateur et directeur d’un journal important, La Stampa, et sa mère une artiste. On aurait pu s’attendre à ce qu’il mène une vie tranquille, axée sur la carrière et le confort. Pourtant, Pier Giorgio a choisi un chemin radicalement différent, un chemin de foi, de service et d’engagement profond.
Il était un jeune homme plein d’énergie, un passionné de montagne – il grimpait souvent dans les Alpes, trouvant Dieu dans la beauté de la création. Il aimait rire, passer du temps avec ses amis, et était très actif dans diverses associations catholiques. Mais au-delà de cette vie apparemment « normale » de jeune homme de son époque, se cachait une âme d’une générosité exceptionnelle.
Une vie au service des plus pauvres
Ce qui frappe le plus chez Pier Giorgio, c’est son dévouement envers les plus démunis. Malgré son milieu social privilégié, il passait une grande partie de son temps libre à visiter les malades, à distribuer de l’aide aux pauvres et à soutenir les familles en difficulté dans les quartiers défavorisés de Turin. Il donnait tout ce qu’il avait, jusqu’à se priver de repas ou d’argent pour le transport afin de pouvoir aider quelqu’un d’autre. Il a même contracté la poliomyélite, la maladie qui l’a emporté à l’âge de 24 ans, probablement en visitant un malade.
Il voyait le Christ dans le visage de chaque personne souffrante qu’il aidait. Pour lui, la foi n’était pas qu’une question de prières et de rituels ; elle devait se traduire concrètement par l’amour en action. Sa devise favorite était « Verso l’alto » (vers le haut), reflétant à la fois son amour pour la montagne et son aspiration constante à la sainteté, à s’élever vers Dieu.
Un saint pour les jeunes d’aujourd’hui
Pier Giorgio Frassati a été béatifié par le pape Jean-Paul II en 1990, qui l’a surnommé « l’homme des huit béatitudes ». Il est souvent présenté comme un modèle pour les jeunes, et ce n’est pas sans raison. Sa vie nous montre qu’on peut être jeune, joyeux, engagé dans le monde, tout en étant profondément spirituel et généreux.
Sa vie est un défi doux mais puissant pour nous tous, surtout à notre époque :
- Il nous rappelle l’importance de l’engagement concret. Dans un monde où les problèmes sont nombreux, il nous invite à ne pas rester indifférents, mais à agir, même à petite échelle, là où nous sommes.
- Il incarne une foi vécue au quotidien. Pour Pier Giorgio, la messe quotidienne, l’adoration eucharistique et la prière étaient les sources de son énergie pour servir. Sa spiritualité n’était pas coupée de sa vie, mais en était le moteur.
- Il nous pousse à la générosité radicale. Il a donné de son temps, de son argent, de son énergie, et finalement de sa vie, sans compter. C’est un rappel puissant que l’amour véritable implique le don de soi.
Alors, ce 4 juillet, au-delà des célébrations habituelles, prenons un moment pour nous souvenir du bienheureux Pier Giorgio Frassati. Inspirons-nous de sa vie pour être, nous aussi, des signes d’espérance et d’amour dans le monde, en regardant toujours « vers le haut » et en tendant la main à ceux qui en ont le plus besoin.
Quelle facette de la vie de Pier Giorgio vous parle le plus aujourd’hui ?

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