On est là, scotchés à nos écrans, à scroller des heures, à liker, à partager. Le monde tourne à 1000 à l’heure, les infos défilent, les tendances changent plus vite qu’un snap. On est bombardés de « fais ci, fais ça », « sois parfait », « atteins tes goals ». Et au milieu de tout ça, une question qui nous tourne en boucle, discrètement, mais puissamment : ça sert à quoi, tout ça ? C’est quoi le sens de ma vie, en vrai ?


La vie : Plus qu’un bug ou un tuto YouTube

On a l’impression d’être dans un jeu vidéo, avec des niveaux à passer, des défis à relever. Sauf que là, y’a pas de pause, pas de « reset », et pas de mode d’emploi hyper clair. On nous dit « YOLO » (You Only Live Once), alors on fonce, on essaie de tout expérimenter, de ne rien regretter. Mais au fond, est-ce que « juste vivre », c’est suffisant ?

Parfois, ça te frappe en pleine face, ce vide. Quand tu as tout coché sur ta « to-do list » idéale, que tu as le taff, les potes, les likes… et que tu te sens quand même un peu vide. C’est là que le questionnement entre en jeu. Ce n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité essentielle de notre cerveau. Un signal qui nous dit : « Hé, y’a plus que ça ! »


Le doute : Ton meilleur pote (même s’il est relou)

Face à ce grand vide, on doute. On doute de nos choix, de nos envies, du sens de nos efforts. « Est-ce que je suis sur la bonne voie ? Est-ce que mes choix comptent ? ». Ce doute, il est chiant, il te met mal à l’aise, il te fait perdre le sommeil. On essaie de l’enterrer sous des distractions, du bruit, des likes. Mais ce serait une erreur de le fuir.

Le doute, c’est comme un filtre sur Instagram : il ne va pas cacher tes défauts, mais il peut te forcer à regarder plus profondément. Il t’oblige à ne pas juste avaler ce que la société te sert. Il te pousse à devenir un explorateur de ta propre existence. C’est cette richesse du doute et du questionnement : c’est un moteur. Si tu n’as pas de questions, c’est que tu as arrêté de chercher, d’apprendre, de grandir. Le doute t’oblige à ne pas te contenter d’une réponse toute faite, à creuser, à te forger ta propre vérité.


La richesse du sens : Quand la boussole interne se réajuste

Alors, comment trouver ce sens ? Ce n’est pas un package que tu peux commander sur Amazon. C’est une construction, un chemin, une découverte constante.

  1. Stop au mode auto-pilote : Prends le temps de te poser. De respirer. De te déconnecter pour mieux te reconnecter à toi-même. Qu’est-ce qui te fait vibrer ? Qu’est-ce qui t’indigne ? Quelles sont les causes qui te tiennent à cœur ?
  2. L’impact, pas juste l’influence : On est obsédés par l’influence (nombre de followers, etc.). Mais le sens, c’est souvent dans l’impact que tu as sur les autres, sur le monde, même à petite échelle. Aider quelqu’un, partager une compétence, défendre une idée juste. Ces actions, même discrètes, créent des ondes positives et donnent un poids à ta présence.
  3. L’imperfection, une force : On nous vend la perfection, le « no filter ». Mais la vie, c’est le chaos, les erreurs, les ratés. C’est en acceptant cette imperfection, en apprenant de nos chutes, qu’on construit une histoire unique, qui a du sens. Tes failles, tes échecs, font partie de ton ADN et te rendent plus résilient, plus authentique.
  4. Connecte-toi (pour de vrai) : Le sens se trouve souvent dans la connexion : à toi-même, aux autres, et pourquoi pas, à quelque chose de plus grand que nous (spiritualité, nature, univers…). Quand tu te sens lié, que tu fais partie d’un tout, le vide se comble. C’est dans le partage, l’écoute, l’empathie que le sens de l’existence prend une nouvelle dimension.

Ta vie, ce n’est pas juste un flux d’images ou une suite d’événements aléatoires. C’est une histoire que tu écris chaque jour. Le questionnement, le doute, ne sont pas des freins, mais des phares qui t’éclairent sur ton chemin. Ils t’invitent à ne pas juste exister, mais à vraiment vivre, avec profondeur, intention, et un sens que toi seul peux découvrir et construire.

Alors, prêt à devenir l’architecte de ton propre sens ?

Laisser un commentaire