La scène est touchante et profondément humaine. Après sa résurrection, Jésus retrouve Simon Pierre, celui-là même qui, quelques jours auparavant, l’avait renié trois fois. Imaginez le poids sur le cœur de Pierre, la honte, le regret. Et pourtant, Jésus ne le gronde pas, ne le juge pas. Au lieu de cela, Il lui pose une question simple, mais ô combien puissante : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Non pas une, mais trois fois, comme pour effacer les trois reniements.

Alors, quelle est notre réponse, aujourd’hui, à cette même question que Jésus nous pose ?
Plus qu’un sentiment : un choix, une action
Quand Jésus demande « m’aimes-tu ? », il ne parle pas d’un simple sentiment passager, d’une émotion éphémère comme on peut aimer un plat ou une chanson. L’amour dont il est question ici, c’est l’agapè, cet amour inconditionnel, qui se donne, qui pardonne, qui cherche le bien de l’autre avant le sien. C’est un amour qui se prouve par des actes, pas seulement par des mots doux.
Notre « oui, je t’aime » à Jésus ne peut pas rester une belle formule récitée du bout des lèvres. C’est un choix que nous faisons chaque jour. C’est décider de suivre ses enseignements, même quand c’est difficile. C’est choisir de pardonner, même quand on nous a blessés. C’est choisir de tendre la main à celui qui souffre, même quand cela nous demande un effort.
Les actes qui disent « oui, je t’aime »
Alors, concrètement, comment répondre à Jésus ?
- En aimant notre prochain : Jésus lui-même l’a dit : « Tout ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Aimer Jésus, c’est voir son visage dans ceux qui sont autour de nous : le voisin seul, le collègue en difficulté, l’étranger qui frappe à notre porte. C’est être une source de réconfort, d’écoute et de soutien.
- En cultivant notre relation avec Lui : L’amour grandit dans l’échange. Pour aimer Jésus, il faut le connaître. Cela passe par la prière, un dialogue simple et honnête. Cela passe aussi par la lecture de la Bible, sa Parole vivante qui nous nourrit. Et bien sûr, par les sacrements, en particulier l’Eucharistie, où nous le recevons de manière intime.
- En acceptant nos faiblesses : Comme Pierre, nous sommes imparfaits, nous trébuchons. Répondre « oui, je t’aime » à Jésus, c’est aussi accepter sa miséricorde, reconnaître nos erreurs et croire en son pardon infini. C’est se relever après chaque chute, avec la certitude qu’Il nous attend toujours.
Un « oui » qui transforme nos vies
Le « m’aimes-tu ? » de Jésus n’est pas un test. C’est une invitation à une relation profonde et transformatrice. Quand nous disons sincèrement « oui », notre vie prend un nouveau sens. Nous trouvons la force de surmonter les épreuves, la joie de partager notre foi, et la paix d’être aimés inconditionnellement.
Alors, la prochaine fois que vous entendrez cette question résonner en vous, rappelez-vous que votre réponse n’est pas seulement un son, mais un chemin de vie que vous choisissez d’emprunter, jour après jour, à la suite de celui qui nous a aimés le premier.
Et vous, comment répondez-vous à la question de Jésus dans votre quotidien ?

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