Dans nos vies qui vont à 100 à l’heure, on est tous un peu comme des jongleurs avec trop de balles en l’air. Le travail, les études, la famille, les amis, les infos, les réseaux sociaux… Tout nous sollicite, tout semble urgent. Et au milieu de tout ce tumulte, il y a cette petite voix qui murmure : « Est-ce que je suis en train de rater quelque chose d’important ? »

C’est ça, le défi de se questionner au quotidien. Apprendre à trier, à distinguer ce qui compte vraiment de tout ce qui est secondaire.


Pourquoi c’est une nécessité, pas un luxe ?

La surcharge mentale : Si on ne trie pas, notre cerveau est constamment en surchauffe. On se sent dépassé, stressé, et on finit par être moins efficace, même dans les choses qui comptent. C’est comme un ordinateur avec trop d’onglets ouverts : il rame !

Le risque de passer à côté : Si tout est important, alors rien ne l’est vraiment. On risque de laisser filer les moments précieux (un fou rire avec un enfant, une conversation profonde avec un ami, un instant de paix seul avec soi-même) au profit de tâches urgentes mais finalement peu significatives. C’est la vie qui file entre les doigts.

La fatigue émotionnelle : Courir après tout, c’est épuisant. Ne pas savoir dire non, ne pas se fixer de limites, c’est le meilleur moyen de s’épuiser et de perdre sa joie de vivre.


Les difficultés du tri : La peur de rater quelque chose (FOMO) et la pression extérieure

Ce n’est pas facile de faire ce tri, pour plusieurs raisons :

  • La peur de « rater quelque chose » (FOMO – Fear Of Missing Out) : Les réseaux sociaux amplifient ça. On voit tout ce que les autres font, et on a l’impression qu’on devrait être partout, tout faire, tout savoir. Cette comparaison constante nous pousse à vouloir tout embrasser.
  • La pression sociale et professionnelle : Au travail, on nous demande toujours plus. Dans nos cercles sociaux, on peut sentir qu’il faut toujours être disponible, répondre vite, participer à tout. C’est difficile de se retirer un peu sans culpabiliser.
  • Nos propres habitudes : On est habitués à réagir à tout, à être « occupés ». Parfois, le vide nous fait peur, et on le remplit avec n’importe quoi, même si ce n’est pas essentiel.

Comment on s’y prend pour faire le grand tri ?

Ce n’est pas une formule magique, mais des pistes à explorer :

  1. Le « Pourquoi » avant le « Quoi » : Avant de faire quelque chose, demandez-vous : « Pourquoi je fais ça ? Qu’est-ce que ça m’apporte vraiment ? Est-ce que c’est aligné avec mes valeurs, avec ce qui est important pour moi ou pour mes proches ? » Si la réponse est vague ou si ça ne sert à rien de profond, c’est probablement secondaire.
  2. L’Écoute de soi : Prenez des moments de silence. Respirez. Qu’est-ce que votre corps vous dit ? Votre esprit ? Votre cœur ? Le stress, la fatigue chronique, l’irritabilité sont des signaux que vous faites peut-être trop de choses secondaires.
  3. Apprendre à dire NON (avec le sourire) : C’est un muscle qui se travaille. Dire non à une sollicitation, c’est dire oui à ce qui est vraiment important pour vous. Un simple « Merci d’avoir pensé à moi, mais je ne pourrai pas cette fois-ci » suffit souvent.
  4. Limiter les sources de distraction : Les notifications de téléphone, l’overdose d’informations, les séries en boucle… Ça nous prend un temps fou. Fixez-vous des moments pour ça, et des moments où vous êtes « déconnecté » pour vous concentrer sur l’essentiel.
  5. Revisiter ses priorités régulièrement : La vie change, nos priorités aussi. Ce qui était important l’année dernière ne l’est peut-être plus autant aujourd’hui. Faire le point chaque semaine, chaque mois, permet de recalibrer.
  6. Accorder du temps à la « non-productivité » : Parfois, les choses les plus importantes ne sont pas des tâches, mais des moments : rire avec un ami, observer un coucher de soleil, rêver, ne rien faire du tout. Ces moments nourrissent l’âme et sont absolument essentiels.

Faire le tri, ce n’est pas devenir égoïste ou paresseux. C’est être plus conscient, plus présent et plus libre pour vivre une vie qui a du sens, pour soi et pour ceux qu’on aime. C’est se donner la permission de se concentrer sur ce qui compte vraiment. Et vous, c’est quoi votre « essentiel » du moment ?

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