Dans le tourbillon de nos vies, entre les alertes d’infos anxiogènes, les défis du quotidien et la course aux « likes » sur les réseaux, on a parfois l’impression que la bonté est une espèce en voie de disparition. On voit les gros titres sur les conflits, les injustices, les incivilités. Et on se dit : « Franchement, la bonté, ça sert à quoi dans ce monde de brutes ? »

Pourtant, si on prend un instant pour regarder attentivement, la bonté est là. Partout. Elle n’est juste pas toujours sous les projecteurs.
La Bonté, Ce N’est Pas Un Grand Geste Héroïque (Enfin, Pas Que !)
On imagine souvent la bonté comme un acte spectaculaire : un sauveteur qui plonge dans une rivière en furie, un donateur qui offre des millions. C’est de la bonté, oui. Mais la plupart du temps, la bonté, c’est bien plus discret, plus ancré dans notre routine :
- Le sourire du matin de la boulangère qui te met de bonne humeur.
- La main tendue d’un inconnu quand tu trébuches.
- Le mot gentil d’un collègue qui voit que tu galères.
- Le fait de laisser passer quelqu’un dans la file d’attente.
- Le coup de main pour monter les courses à une personne âgée.
- L’écoute attentive d’un ami qui traverse une mauvaise passe, sans jugement.
- Le simple fait de ne pas klaxonner quand l’autre fait une erreur sur la route.
Ces petits riens, ce sont les cellules souches de la bonté. Elles n’ont pas besoin d’une caméra pour exister, ni de reconnaissance. Elles sont justes là, des éclairs d’humanité dans le brouhaha.
Pourquoi On Devrait Plus Y Croire (Et La Pratiquer)
Parce que la bonté, c’est un super-pouvoir contagieux :
- Ça change la journée (et la vie !) : Un seul acte de gentillesse peut transformer la journée de quelqu’un. Et cette personne, boostée par cette énergie positive, est plus susceptible de la retransmettre à son tour. C’est l’effet boule de neige.
- Ça nous fait du bien à nous aussi : Aider les autres, être gentil, ça libère des endorphines ! C’est prouvé. Faire preuve de bonté réduit le stress, améliore l’humeur et renforce le sentiment d’appartenance. On est moins seul quand on est connecté par la gentillesse.
- Ça construit des ponts : Dans un monde qui se polarise et se divise, la bonté est un langage universel. Elle dépasse les cultures, les opinions, les âges. Elle nous rappelle que, malgré nos différences, nous sommes tous des êtres humains, capables de compassion.
- C’est un acte de résistance : Face à la haine, à la violence, à l’indifférence, choisir la bonté est un acte fort. C’est dire non à la noirceur, et oui à la lumière. C’est un choix conscient de semer le bien là où le mal tente de prospérer.
Comment Allumer Notre « Bonté-Signal » Au Quotidien ?
On n’a pas besoin d’attendre une catastrophe pour activer notre mode « gentil ». La bonté se pratique chaque jour :
- Scanner l’environnement : Prends un moment pour observer autour de toi. Qui semble avoir besoin d’un petit quelque chose ? Un regard, un service, un mot ?
- Petits gestes, grande portée : Commencer petit. Laisser un mot gentil à un collègue, remercier sincèrement, faire un compliment authentique. Ces petits « oui » à la gentillesse s’accumulent.
- Être à l’écoute : Parfois, la plus grande bonté, c’est juste d’offrir une oreille attentive sans chercher à résoudre tous les problèmes.
- Pardonner (aux autres et à soi) : Tenir rancune est lourd. La bonté, c’est aussi lâcher prise sur la colère, comprendre que chacun fait de son mieux avec ce qu’il a, et s’accorder aussi de la gentillesse à soi-même quand on fait des erreurs.
- Choisir ses infos : Oui, il faut être informé, mais s’immerger constamment dans les pires nouvelles peut éteindre notre lumière. Cherche aussi les histoires positives, les initiatives solidaires. Elles sont nombreuses.
La bonté n’est pas une faiblesse. C’est une force immense, silencieuse mais puissante, qui a le potentiel de transformer nos vies et le monde, un sourire, un geste, une parole à la fois. C’est le plus beau « super-pouvoir » que nous ayons.
Alors, quelle étincelle de bonté vas-tu allumer aujourd’hui ?

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