On a tous ce petit coin de notre cerveau où les idées fusent : « Demain, je me lève à 6h pour courir ! » ou « Il faut absolument que j’appelle grand-mère plus souvent. » On est les champions du monde des bonnes intentions, les rois de la planification mentale. Et puis, la réalité nous rattrape. Le réveil sonne, et on négocie avec l’oreiller pour cinq minutes de plus qui se transforment en une heure. Le téléphone reste dans la poche, et le « plus souvent » devient « dès que j’aurai le temps » (spoiler : le temps, on ne l’aura jamais si on ne le prend pas).

C’est ça, le chemin de la cohérence entre nos pensées et nos actions : un sentier souvent sinueux, parsemé de nos propres embûches. Pourquoi est-ce si difficile de faire correspondre ce qu’on pense devoir faire, ce qu’on voudrait être, avec ce qu’on fait réellement ?

Prenons l’exemple simple de l’alimentation saine. On sait que manger des légumes, c’est bon pour la santé. On y pense, on en parle. Mais un plat de pâtes au fromage ou une pizza surgelée, c’est tellement plus rapide et réconfortant après une longue journée. La pensée est louable, l’action… moins.

Ou encore, la patience. On se jure d’être zen, de ne pas s’énerver pour un rien. Et puis, un enfant qui renverse son verre, un embouteillage, ou une connexion internet lente, et hop ! Le zen s’envole en fumée, laissant place à une petite tempête. La pensée d’être patient est là, mais l’action trahit souvent nos bonnes résolutions.

Ce décalage n’est pas une preuve de faiblesse, mais un défi constant. Nos vies sont complexes, remplies de sollicitations, de fatigue, et parfois de cette petite voix intérieure qui nous dit de choisir la facilité. La cohérence n’est pas une destination, c’est un chemin, un muscle qu’on entraîne jour après jour.

Comment s’y prendre ? D’abord, en étant honnête avec soi-même. Est-ce que cette intention est vraiment la mienne, ou est-ce une pression extérieure ? Ensuite, en commençant petit. Inutile de viser la perfection du jour au lendemain. Si je veux courir, je peux commencer par une marche rapide de 15 minutes. Si je veux appeler grand-mère, je me mets un rappel pour un appel court et régulier.

L’important n’est pas d’atteindre une cohérence absolue (est-ce même possible ?), mais de réduire progressivement le grand écart. Chaque petite action alignée sur une pensée est une victoire. Elle renforce notre confiance en nous et notre sentiment d’intégrité. C’est en faisant, même imparfaitement, que nos pensées prennent racine dans la réalité. Et c’est là, dans cet alignement progressif, que l’on construit une vie plus authentique et plus satisfaisante.

Alors, prêt à transformer vos « je devrais » en « je fais » ? C’est par là que commence le vrai changement.

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