L’Évangile
« Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère » (Mt 5, 27-32)
Alléluia. Alléluia.
Vous brillez comme des astres dans l’univers
en tenant ferme la parole de vie.
Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu ne commettras pas d’adultère.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui regarde une femme avec convoitise
a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.
Si ton œil droit entraîne ta chute,
arrache-le et jette-le loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.
Et si ta main droite entraîne ta chute,
coupe-la et jette-la loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.
Il a été dit également :
Si quelqu’un renvoie sa femme,
qu’il lui donne un acte de répudiation.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui renvoie sa femme,
sauf en cas d’union illégitime,
la pousse à l’adultère ;
et si quelqu’un épouse une femme renvoyée,
il est adultère. »
Sa réflexion
Le regard et le cœur
Le passage de l’Évangile selon Matthieu 5,27-32, où Jésus approfondit les commandements concernant l’adultère et le divorce, résonne de manière saisissante dans notre quotidien. Loin d’être de simples interdictions, ces paroles nous invitent à une transformation intérieure profonde, un examen de nos intentions et de nos regards.
« Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère.’ Eh bien moi, je vous dis : Quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. » Cette phrase, en particulier, nous confronte à la puissance de nos pensées et de nos désirs. Dans un monde saturé d’images et de sollicitations visuelles, où la superficialité et l’objectivation sont monnaie courante, il est facile de laisser notre regard s’attarder, de laisser notre imagination s’égarer. Jésus nous rappelle ici que le péché ne commence pas seulement par l’acte, mais qu’il prend racine dans le cœur, dans les intentions cachées. Il nous pousse à une vigilance intérieure, à une discipline du regard et de l’esprit. Cela nous invite à nous interroger : comment cultivons-nous la pureté de notre regard dans nos interactions quotidiennes, sur les réseaux sociaux, face aux écrans ?
Ensuite, les paroles sur le divorce, bien que parfois difficiles à comprendre dans leur contexte historique et culturel, pointent vers un idéal de fidélité radicale et d’engagement indissoluble. « Tout homme qui renvoie sa femme, hormis le cas de concubinage, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il commet l’adultère. » Au-delà de la législation matrimoniale, ce passage nous interpelle sur la valeur que nous accordons aux promesses et à l’engagement dans nos relations. Il nous invite à une réflexion sur la fragilité de nos liens et la facilité avec laquelle nous pouvons parfois rompre des engagements pris. Dans notre société où les relations sont souvent éphémères et où l’on cherche la gratification instantanée, ces mots nous rappellent l’importance de la persévérance, du pardon et de l’effort constant pour construire et maintenir des relations durables, qu’elles soient amoureuses, amicales ou familiales.
Finalement, Matthieu 5,27-32 nous pousse à une éthique de l’intention. Il ne s’agit pas seulement de respecter des règles extérieures, mais de purifier notre être tout entier, de la racine de nos désirs jusqu’à nos actions. C’est un appel à l’intégrité, à l’alignement entre ce que nous pensons, ce que nous ressentons et ce que nous faisons. C’est un chemin exigeant, mais qui promet une liberté intérieure et une authenticité relationnelle profonde.
Comment ces paroles de Jésus résonnent-elles dans votre propre vie, aujourd’hui ?

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