Dans ce monde qui tourne à mille à l’heure, avec ses crises qui s’enchaînent et ses conflits qui s’éternisent, on se pose forcément la question : ceux qui tiennent les rênes, les « grands » de ce monde, veulent-ils vraiment la paix et la réconciliation ? Ou bien y a-t-il d’autres agendas, plus obscurs, qui dictent leurs actions ? C’est une question qui nous taraude, parce que la réponse impacte nos vies, nos futurs, et la paix à l’échelle planétaire.


La Paix, Un Objectif Réel ou un Simple Discours ?

Si l’on écoute les déclarations officielles, la paix est toujours au top de l’ordre du jour. On parle de diplomatie, de désescalade, de négociations. Mais en y regardant de plus près, la réalité est souvent bien plus complexe, voire contradictoire.

Pourquoi cette dissonance ? Parce que la paix et la réconciliation, telles que nous les imaginons (harmonie, compréhension mutuelle, justice), ne sont pas toujours les objectifs premiers pour ceux qui sont au sommet du pouvoir. Leurs motivations sont souvent multiples et parfois masquées :

  • Le maintien du pouvoir : Pour beaucoup, la stabilité (même armée) est préférable à une paix qui pourrait menacer leur position ou leur régime. Le chaos, paradoxalement, peut être un outil pour asseoir leur autorité.
  • Les intérêts économiques : La guerre et les tensions sont des moteurs économiques colossaux. Le commerce des armes, le contrôle des ressources naturelles, la reconstruction post-conflit… autant de secteurs où d’énormes profits sont générés. Une paix durable ne ferait pas toujours les affaires de ces industries.
  • La géopolitique : Les « grands » ne pensent pas seulement à la paix locale, mais à leur influence sur l’échiquier mondial. Créer des zones d’influence, affaiblir des rivaux, tester de nouvelles stratégies… La paix est alors un dommage collatéral, ou une simple pause tactique.
  • L’idéologie et la survie : Certains dirigeants sont animés par des idéologies fortes, parfois extrêmes, qui ne laissent aucune place à la réconciliation avec des « ennemis » désignés. Pour eux, la survie de leur vision ou de leur peuple passe par l’élimination ou la soumission de l’autre.

Il faut être honnête : la paix et la réconciliation sont des processus qui exigent de l’humilité, des compromis, et la reconnaissance de la dignité de l’autre, y compris de l’adversaire. Ces qualités sont rarement celles qui portent aux sommets du pouvoir dans des systèmes où la force et la domination sont souvent valorisées.


Que Pouvons-Nous Faire Face à ce Géant ?

C’est là que ça devient intéressant, et peut-être plus puissant qu’on ne le pense. Si les dirigeants semblent parfois prisonniers de leurs propres logiques, nous, citoyens, avons une carte à jouer.

  1. D’abord, la vigilance et la conscience : Ne soyons pas naïfs. Comprenons les enjeux, décryptons les discours. Informons-nous de sources variées, au-delà des récits simplistes. Une citoyenneté éclairée est déjà une forme de résistance à la manipulation.
  2. Exiger la transparence et la responsabilité : Mettons la pression sur nos propres dirigeants pour qu’ils rendent des comptes, qu’ils justifient leurs actions et qu’ils œuvrent réellement pour des solutions pacifiques et justes.
  3. Cultiver la paix à notre échelle : La paix globale commence par la paix locale, par la paix dans nos relations. Si nous voulons un monde réconcilié, commençons par pardonner, dialoguer et reconstruire les ponts autour de nous, dans nos familles, nos communautés, nos quartiers. Chaque acte de réconciliation, si petit soit-il, est un témoignage que la paix est possible.
  4. Soutenir les artisans de paix : De nombreuses organisations, des individus courageux, travaillent sans relâche sur le terrain pour la médiation, le dialogue interculturel, l’aide humanitaire. Soutenons-les, relayons leurs messages, car ils incarnent l’espoir d’un autre chemin.
  5. Ne pas perdre l’espoir, mais agir : C’est facile de tomber dans le cynisme. Mais le désespoir est stérile. Il faut garder la foi en la capacité humaine de changer, de surmonter les haines. Cette foi doit nous pousser à agir, à ne pas rester passifs.

Finalement, la question n’est pas tant de savoir si les grands veulent la paix, mais si nous, le peuple, sommes prêts à l’exiger et à la construire nous-mêmes, pas à pas. C’est peut-être utopique, mais c’est aussi la seule voie pour que la paix et la réconciliation cessent d’être des concepts lointains et deviennent une réalité tangible.


Qu’en pensez-vous ? Comment pouvons-nous, chacun à notre niveau, devenir des catalyseurs de paix dans un monde si souvent en quête de pouvoir ?

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