On va être honnêtes, on a tous déjà scrollé sur Insta, TikTok, ou même juste regardé nos potes, et ressenti ce truc bizarre. Ce petit pincement au ventre quand on voit quelqu’un qui a l’air de « tout réussir » : les études, le style, les voyages de rêve, la relation parfaite… Et là, sans même s’en rendre compte, on se met à se comparer. Et c’est là que le cercle vicieux commence.

Pourquoi on se compare ? Le « pourquoi » derrière le « pourquoi pas »
C’est presque instinctif, non ? On est bombardés d’images, de récits, de « success stories ». On veut savoir où on se situe, on cherche des repères. Et parfois, on a aussi une petite voix intérieure qui nous dit : « Est-ce que je suis assez bien ? Est-ce que je fais les bons choix ? » La comparaison semble nous donner des réponses, mais souvent, elles sont fausses ou incomplètes. On compare nos coulisses (nos doutes, nos galères) avec la scène des autres (leur image polished, leurs victoires affichées). Forcément, on perd !
Les « richesses » (illusoires) de la comparaison
Au début, on pourrait se dire que la comparaison, ça a ses avantages. Ça peut nous motiver à nous dépasser : « Ah, si lui a fait ça, je peux le faire aussi ! » Ça peut nous donner des idées : « Tiens, cette personne a l’air épanouie en faisant ça, peut-être que c’est pour moi ? » Parfois, on utilise ça comme un coup de boost pour sortir de notre zone de confort. Mais ces « richesses » sont souvent éphémères et construites sur du sable.
Les inconvénients qui détruisent : Le côté sombre de la comparaison
Et c’est là que ça devient dangereux. Parce que le plus souvent, se comparer, ça mène à :
- Le sentiment d’infériorité : On a l’impression de ne jamais être à la hauteur. On ne voit que ce qui nous manque par rapport à l’autre, et ça nous bouffe de l’intérieur.
- La jalousie et l’envie : On commence à envier ce que les autres ont, et ça peut même nuire à nos relations. On n’arrive plus à se réjouir sincèrement pour les autres.
- La dévalorisation de soi : On oublie nos propres qualités, nos propres réussites. On ne voit plus que nos « défauts » ou ce qu’on n’a pas.
- Le stress et l’anxiété : On se met une pression dingue pour atteindre un idéal qui n’est pas le nôtre. On court après un bonheur qui n’est pas fait pour nous.
- La stagnation : Paradoxalement, à force de regarder les autres, on ne bouge plus. On est tellement concentré sur ce que les autres font qu’on oublie de construire notre propre chemin.
- La perte de notre identité : On essaie d’être quelqu’un qu’on n’est pas, juste pour coller à une image ou un standard qu’on a vu chez les autres. On perd notre authenticité.
Briser la chaîne : Comment s’en sortir ?
Alors, comment on fait pour sortir de ce piège ?
- Concentre-toi sur toi : Ton chemin est unique. Tes talents sont uniques. Tes défis sont uniques. La seule personne à qui tu devrais te comparer, c’est la version de toi d’hier.
- Apprécie ce que tu as : Fais le point sur tes propres réussites, tes forces, les gens qui t’entourent. La gratitude est un super antidote à la comparaison.
- Limite ta consommation : Si certains contenus sur les réseaux sociaux te font te sentir mal, n’hésite pas à faire une pause, à unfollow ou à filtrer.
- Célèbre les autres, sans te dévaloriser : On peut être heureux pour les autres sans que ça nous enlève quoi que ce soit. Le bonheur des autres n’enlève rien au tien.
- Cherche l’inspiration, pas la comparaison : Prends ce qui te motive, mais adapte-le à TA vie, à TES objectifs.
- Parle-en : Si la comparaison te pèse vraiment, partage tes sentiments avec un ami, un membre de ta famille, ou un professionnel. Tu n’es pas seul(e).
Au final, la comparaison, c’est comme regarder la vie des autres à travers une vitre déformante. Ça nous donne une image faussée de la réalité et ça nous empêche de voir la beauté et la valeur de notre propre vie. Alors, lâche un peu l’écran, regarde autour de toi (et en toi !) et concentre-toi sur construire ton propre chemin, qui est le seul qui compte vraiment.

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