Le 7 mai, l’Église met en lumière plusieurs figures de sainteté, dont Sainte Flavie Domitille et la Bienheureuse Gisèle, ainsi que Sainte Rose Venerini. Chacune de ces femmes nous offre une leçon de vie qui résonne encore aujourd’hui.


Sainte Flavie Domitille : Une foi inébranlable face à la persécution


Sainte Flavie Domitille nous ramène aux premiers temps du christianisme, une époque où embrasser la foi en Christ pouvait coûter cher, très cher. Nièce de l’empereur romain Vespasien et épouse d’un consul, elle avait tout pour mener une vie privilégiée et tranquille. Pourtant, elle a choisi le Christ, et cette décision l’a menée à l’exil sur l’île de Ponza, où elle a subi un long martyre.

Ce qui frappe chez Flavie Domitille, c’est sa force intérieure et sa fidélité inconditionnelle. Dans un monde où la pression sociale et politique était immense pour renier sa foi, elle a tenu bon. Elle nous rappelle que la vraie liberté ne se trouve pas dans les honneurs ou les richesses, mais dans la capacité de rester fidèle à ses convictions les plus profondes, même face à l’adversité. Sa vie est un témoignage puissant de la résilience de la foi, une inspiration pour quiconque se sent pressé de compromettre ses valeurs.


Bienheureuse Gisèle : La foi au service du peuple


Le 7 mai, nous célébrons aussi la Bienheureuse Gisèle, qui fut l’épouse de Saint Étienne de Hongrie. Ensemble, ils ont œuvré pour l’évangélisation de leur pays. Gisèle ne s’est pas contentée d’être une reine dans l’ombre de son époux ; elle a activement participé à la diffusion de la foi chrétienne en Hongrie. Après la mort de son mari, elle fut chassée du royaume et se retira dans un monastère où elle devint abbesse.

Gisèle incarne un modèle de service et de dévouement. Sa vie nous montre que la foi ne se limite pas à une pratique personnelle, mais qu’elle doit se traduire par une action concrète pour le bien des autres. Elle a utilisé sa position pour influencer positivement son environnement et, même dans l’adversité, elle a trouvé un nouveau chemin pour continuer à servir Dieu et son peuple. C’est une invitation à nous demander comment nous pouvons, à notre échelle, mettre nos talents et nos opportunités au service de la foi et de la communauté.


Sainte Rose Venerini : L’éducation pour libérer de l’ignorance


Enfin, le 7 mai est aussi le jour de Sainte Rose Venerini, fondatrice des « Maestre Pie Venerini ». Née au XVIIe siècle dans une famille aisée, elle a réalisé à quel point le manque d’éducation était un frein à l’épanouissement des femmes de son temps. Elle a alors fondé la première école publique pour filles en Italie, avec pour objectif de les « libérer de l’ignorance et du mal ». Aujourd’hui, son œuvre continue à travers le monde.

Sainte Rose Venerini est un symbole de l’importance de l’éducation et de l’accès à la connaissance. Elle a vu l’ignorance comme une forme de servitude et a agi pour offrir des outils de liberté et d’émancipation. Son action nous rappelle que la foi nous pousse à nous soucier du développement intégral de la personne, y compris par l’instruction. Elle nous invite à nous engager, comme elle, pour que chacun ait la possibilité de grandir et de réaliser son potentiel, loin de toute forme d’obscurantisme.


Ces figures du 7 mai, chacune à sa manière, nous inspirent à vivre une foi active, courageuse et généreuse. Elles nous montrent que la sainteté n’est pas réservée à quelques-uns, mais qu’elle est un chemin ouvert à tous ceux qui cherchent à aimer Dieu et leur prochain de tout leur cœur.

Quelle est la figure qui vous parle le plus aujourd’hui et pourquoi ?

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