Il était une fois, dans un royaume lointain entouré de montagnes majestueuses et de forêts enchantées, une jeune fille nommée Léa. Léa n’était pas une princesse, ni une magicienne, mais une simple paysanne connue pour sa gentillesse et son dévouement sans limites envers les autres.

Un jour, une terrible malédiction s’abattit sur le royaume. Les récoltes se mirent à pourrir, les rivières se tarirent, et une ombre de désespoir enveloppa le cœur des habitants. Le roi, désespéré, consulta les sages du royaume qui lui révélèrent que seul un acte de dévouement pur et désintéressé pouvait briser la malédiction.
Léa, qui avait tout entendu, décida de se rendre au sommet de la montagne interdite, où, selon la légende, une fleur magique pouvait sauver le royaume. Personne n’osait s’y aventurer, car la montagne était gardée par des créatures redoutables et des pièges mortels. Mais Léa, déterminée, partit avec seulement une petite bourse de graines et son courage.
En chemin, elle rencontra un vieil homme affamé. Sans hésiter, elle lui offrit la moitié de ses provisions. Plus loin, elle trouva un oiseau blessé et prit le temps de soigner son aile avant de continuer son chemin. Chaque acte de bonté semblait lui donner une force nouvelle.
Finalement, après des jours de marche périlleuse, Léa atteignit le sommet de la montagne. Là, au milieu d’un jardin de pierres, elle trouva la fleur magique, gardée par un dragon redoutable. Au lieu de fuir, Léa s’avança et parla au dragon avec douceur. Elle lui offrit les dernières graines qu’elle avait, expliquant qu’elle voulait sauver son royaume.
Touché par sa sincérité et son dévouement, le dragon lui permit de cueillir la fleur. Léa redescendit la montagne et rapporta la fleur au roi. Dès qu’elle fut placée au centre du royaume, la malédiction se brisa. Les récoltes reprirent vie, les rivières se remplirent à nouveau, et la joie revint dans le cœur des habitants.
Le roi, reconnaissant, offrit à Léa une place d’honneur à la cour. Mais Léa refusa, préférant retourner à sa vie simple parmi les gens du royaume. Elle continua à aider les autres, toujours avec la même humilité et le même dévouement.
Et ainsi, Léa devint une légende, non pas pour la gloire ou la richesse, mais pour son amour et son dévouement qui avaient sauvé un royaume entier. Et chaque fois que quelqu’un dans le royaume faisait preuve de bonté, on disait : « C’est l’esprit de Léa qui vit en lui. »

Laisser un commentaire