Il était une fois, dans un petit village entouré de montagnes majestueuses, un endroit où les gens vivaient côte à côte, mais où chacun semblait enfermé dans sa propre bulle. Ce village s’appelait Égoïte-sur-Montagne, et ses habitants étaient connus pour leur individualisme et leur intolérance.

Chaque maison était entourée d’un mur invisible, construit non pas de briques et de mortier, mais de méfiance et d’indifférence. Les villageois ne se parlaient que par nécessité, et les enfants jouaient seuls, chacun dans son coin. Personne ne connaissait vraiment son voisin, et les différences étaient vues comme des menaces plutôt que comme des richesses.
Un jour, une jeune fille nommée Lila arriva au village. Elle venait d’un endroit lointain où les gens vivaient en harmonie, partageant leurs joies et leurs peines. Lila était surprise de voir à quel point les habitants d’Égoïte-sur-Montagne semblaient tristes et isolés. Elle décida de faire quelque chose pour changer cela.
Lila commença par organiser une petite fête dans la place du village. Elle prépara des gâteaux, des boissons et invita tout le monde à se joindre à elle. Au début, les villageois étaient méfiants. Ils se demandaient pourquoi cette étrangère voulait les réunir. Mais la curiosité l’emporta, et peu à peu, ils commencèrent à sortir de leurs maisons.
Les gens se regardaient avec méfiance, mais Lila, avec son sourire chaleureux et ses mots gentils, commença à briser la glace. Elle encouragea chacun à partager une histoire, une chanson ou un talent. Un vieil homme joua de l’harmonica, une femme raconta une histoire drôle, et un enfant fit un tour de magie maladroit qui fit rire tout le monde.
Au fur et à mesure que la soirée avançait, les murs invisibles commençaient à s’effriter. Les villageois découvrirent qu’ils avaient plus en commun qu’ils ne l’auraient jamais imaginé. Ils réalisèrent que leurs différences n’étaient pas des obstacles, mais des opportunités d’apprendre et de grandir.
Lila leur montra que la vraie force du village résidait dans leur unité et leur capacité à s’entraider. Elle leur parla de tolérance, de compassion et d’ouverture d’esprit. Les villageois commencèrent à comprendre que l’individualisme et l’intolérance ne menaient qu’à la solitude et à la tristesse.
Avec le temps, Égoïte-sur-Montagne devint un village transformé. Les murs invisibles avaient disparu, remplacés par des ponts de compréhension et d’amitié. Les habitants apprirent à célébrer leurs différences et à travailler ensemble pour le bien de tous.
Et ainsi, grâce à une jeune fille courageuse et déterminée, le village d’Égoïte-sur-Montagne devint un exemple de ce que peut accomplir une communauté unie et tolérante. Et ils vécurent, non pas chacun dans leur coin, mais ensemble, dans la joie et l’harmonie.

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