Il était une fois, dans une vallée oubliée, un petit colibri aux ailes d’argent nommé Lumi. Chaque matin, Lumi s’envolait au sommet d’une haute montagne pour y chercher une fleur rare que personne n’avait jamais vue.

Mais au pied de la montagne, un énorme rocher bloquait le passage.
— Tu es bien trop petit, lui dit le rocher en ricanant. Tes ailes ne pourront jamais te faire passer par-dessus moi. Abandonne.
Lumi, sans répondre, s’envola et tenta de le contourner. Le vent le repoussa. Il revint le lendemain. Et le jour d’après. Et encore.
Chaque jour, il frappait le rocher de ses ailes ou cherchait une faille, une brèche, un passage.
— Tu es ridicule, reprenait le rocher. Regarde-toi ! Une si petite chose contre moi ?
Mais Lumi ne s’arrêtait pas. Même fatigué. Même seul.
Un matin, alors qu’il allait repartir, un craquement retentit : une minuscule fissure était apparue dans le rocher. Puis une autre. Et encore une.
Le vent s’y engouffra. La pluie s’infiltra. Les saisons passèrent.
Et un jour, le rocher se fendit en deux, lentement, comme s’il s’inclinait devant tant de courage. Lumi, le cœur léger, s’élança à travers l’ouverture. Au sommet de la montagne, il trouva la fleur des cieux, celle qui n’apparaît qu’à ceux qui ne renoncent jamais.
Et depuis ce jour, on dit que, dans les montagnes, les rochers écoutent le vent. Car le vent murmure l’histoire du petit colibri qui a vaincu la pierre non par sa force, mais par sa persévérance.
Morale : Ce n’est pas la taille de tes ailes qui compte, mais la foi que tu mets à les battre chaque jour.

Laisser un commentaire