“Servir avec austérité, aimer sans compter”

Le 22 septembre, l’Église nous offre l’exemple de Saint Thomas de Villanova : archevêque espagnol (XVIᵉ siècle) connu pour sa vie austère, sa grande charité, sa préoccupation tant pour les pauvres que pour les prisonniers ou les malades. Catholic Telegraph Il avait choisi de renoncer à beaucoup de conforts, de vivre de façon simple, afin de concentrer ses forces et ses ressources au service des plus vulnérables.

Il y a aussi Saint Ignace de Santhiá, prêtre capucin, directeur spirituel, reconnu pour son humilité, sa disponibilité à l’écoute, sa sollicitude envers ceux qui sont “perdus” ou blessés spirituellement. AnaStpaul

Ces vies nous parlent d’un rapport particulier aux ressources que nous avons — matérielles, spirituelles, affectives. Elles posent la question : à quoi servent les biens ou les talents si ce n’est pour soulager, pour partager, pour être proche de ceux qui souffrent ? Thomas de Villanova ne se contente pas de prêcher ou d’administrer : il se met concrètement au service, en usant peu de ses privilèges, et beaucoup de sa miséricorde.

Mais il y a une tension : vivre dans l’austérité sans se durcir de cœur, être généreux sans s’épuiser, rester engagé sans se laisser consumer. Ces saints témoignent que la sainteté exige parfois de trancher dans le superflu, de renoncer à ce qui rassure ou flatte, pour ce qui construit, aide, libère. L’austérité, quand elle est choisie, est un moyen de se recentrer sur ce qui compte vraiment.


Méditation

Prends un moment pour te mettre au calme. Respire profondément.
Pense à ta vie, à ce que tu possèdes : talents, temps, confort, relations, ressources.

Imagine que tu es face à Saint Thomas de Villanova ou Saint Ignace de Santhiá, écoutant leur témoignage de simplicité, de charité, d’abandon de l’inutile.

Laisse venir en toi leurs mots :

“Donne-nous, Seigneur, un cœur libre,
capable de renoncer à l’abondance pour que personne ne manque.
Aide-moi à ne pas mettre ma sécurité, mon confort,
ou mon image avant le besoin de mon frère ou de ma sœur.”

Demande-toi :

  • Qu’est-ce que je peux alléger dans ma vie ?
  • Où suis-je appelé à donner davantage — de temps, d’attention, de partage — sans attendre de retour ?
  • Comment puis-je vivre la charité au quotidien, pas seulement dans les grandes occasions, mais dans les gestes simples : écouter, être présent, accueillir, consoler, encourager ?

Et dans le silence, laisse émerger une résolution concrète : un petit geste que tu feras dans les jours à venir, qui ressemblera à ce que Saint Thomas faisait.

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